De saint Justin de Rome, écrit vers 150
"Au jour qu'on appelle le "jour du soleil", tous, qu'ils demeurent en ville ou à la campagne, se réunissent en un même lieu; on lit les écrits des Apôtres ou ceux des prophètes, aussi longtemps que c'est possible. Puis, quand le lecteur a fini, le président de l'assemblée prend la parole pour nous admonester et nous exhorter à imiter ces beaux enseignements.
Ensuite nous nous levons tous ensemble et nous adressons à Dieu des prières; et, lorsque nous avons achevé la prière, on apporte du pain, ainsi que du vin et de l'eau, et le président, pareillement, fait monter prières et actions de grâces, de son mieux, et le peuple exprime son accord en proclamant l'Amen. Puis on fait pour chacun la distribution et le partage de l'eucharistie; on envoie aussi leur part aux absents par l'intermédiaire des diacres.
Ceux qui ont du bien et qui le veulent donnent librement ce qu'ils veulent, chacun selon son gré; ce qui est recueilli est mis en réserve auprès du président. C'est lui qui assure des secours aux orphelins, aux veuves, à ceux qui sont dans l'indigence du fait de la maladie ou de quelque autre cause, ainsi qu'aux prisonniers, aux hôtes étrangers; en un mot, il prend soin de tous ceux qui sont dans le besoin.
C'est le jour du soleil que nous nous réunissons tous ensemble, parce que ce jour est le premier, celui où Dieu, en transformant la ténèbre et la matière, fit le monde, et celui où Jésus-Christ notre Sauveur est ressuscité des morts" ("Apologie pour les chrétiens")
La messe que nous célébrons actuellement est-elle différente? A part la place de la quête...et que les homélies ont été bien raccourcies depuis!
mardi 27 juillet 2010
mardi 20 juillet 2010
L'Evangile à ma façon
Salut et Paix
Quand on ouvre un livre de recettes de cuisine, on y trouve toujours une ou plusieurs recettes dites "à ma façon" . Je ne veux pas changer un iota du texte de l'Evangile mais en donner une recette de lecture "à ma façon".
J'ai remarqué qu'à la lecture de l'Evangile, la plupart se précipitent sur "ce que l'Evangile va me dire à moi". Mais à prendre le temps de regarder ce qui s'est vraiment passé, matériellement, quelles ont été les actions des uns et des autres, leur pourquoi, et les motifs des paroles et gestes de Jésus, on pénètre plus à fond dans le sens du texte. Se servir de l'Evangile comme d'un miroir, comme disent les Pères, amène à se regarder avec Ses problèmes, Ses questions. Que fait-on d'un miroir quand on s'est regardé dedans?
Exemple sur le texte de Mt 12,1-8 Je vais lui ajouter ce que Matthieu a oublié d'écrire!
Au Moyen Orient il est normal de grapiller au passage fruits, grappes,épis etc ...Jésus, les disciples et le groupe qui Le suit sont sur un chemin bordé de champs de blé. Dans ce groupe, il y a des Pharisiens qui Le suivent aussi. Certains disciples ont faim mais ils savent qu'il n'est pas permis, un jour de shabbat, de prendre des épis pour les manger. Car cela s'apparente à la récolte du blé qui est un travail servile. Aucun travail servile ne doit être fait le jour du shabbat, ni par les personnes ni par les animaux puisque ce jour est réservé à la louange de Dieu et au repos de l'homme. Ces disciples un peu affamés demandent à Jésus s'ils peuvent arracher des épis pour les manger; ils ne l'ont pas fait de leur propre chef ! Jésus dit "oui". Les pharisiens ont entendu, mais ils n'osent pas critiquer directement Jésus et donc ils s'attaquent aux disciples!
Les disciples restent sous la Loi de Moïse jusqu'à la permission de Jésus, et ils auront du mal à en sortir après son départ. Les Actes en témoignent!
Des Pharisiens suivaient Jésus sur la route pour L'écouter et non pour Le critiquer systématiquement; il était donc normal qu'Il soit souvent invité chez l'un d'eux, et qu'Il se soit beaucoup adressé à eux.
Quand Jésus voulait enseigner le petit groupe de ses disciples, ceux qui Le suivaient sur les routes de façon constante, Il se trouvait obligé de les emmener en Galilée et plus loin, vers Tyr.
J'ai l'habitude de regarder concrètement ce qui a pu se passer avec les données du texte, que celui-ci soit du Nouveau Testament ou du Premier Testament. Il y a beaucoup de "miracles" qui semblent impossibles à bien des exégètes, qui s'expliquent très bien quand on en retire la part faite à l'exagération des mutiples redites! De plus, en lisant ainsi les Evangiles, je saisis plus profondément la personnalité d'un homme qui est l'Incarnation du Fils de Dieu, l'Incarnation de l'expression de Dieu.
Quand on ouvre un livre de recettes de cuisine, on y trouve toujours une ou plusieurs recettes dites "à ma façon" . Je ne veux pas changer un iota du texte de l'Evangile mais en donner une recette de lecture "à ma façon".
J'ai remarqué qu'à la lecture de l'Evangile, la plupart se précipitent sur "ce que l'Evangile va me dire à moi". Mais à prendre le temps de regarder ce qui s'est vraiment passé, matériellement, quelles ont été les actions des uns et des autres, leur pourquoi, et les motifs des paroles et gestes de Jésus, on pénètre plus à fond dans le sens du texte. Se servir de l'Evangile comme d'un miroir, comme disent les Pères, amène à se regarder avec Ses problèmes, Ses questions. Que fait-on d'un miroir quand on s'est regardé dedans?
Exemple sur le texte de Mt 12,1-8 Je vais lui ajouter ce que Matthieu a oublié d'écrire!
Au Moyen Orient il est normal de grapiller au passage fruits, grappes,épis etc ...Jésus, les disciples et le groupe qui Le suit sont sur un chemin bordé de champs de blé. Dans ce groupe, il y a des Pharisiens qui Le suivent aussi. Certains disciples ont faim mais ils savent qu'il n'est pas permis, un jour de shabbat, de prendre des épis pour les manger. Car cela s'apparente à la récolte du blé qui est un travail servile. Aucun travail servile ne doit être fait le jour du shabbat, ni par les personnes ni par les animaux puisque ce jour est réservé à la louange de Dieu et au repos de l'homme. Ces disciples un peu affamés demandent à Jésus s'ils peuvent arracher des épis pour les manger; ils ne l'ont pas fait de leur propre chef ! Jésus dit "oui". Les pharisiens ont entendu, mais ils n'osent pas critiquer directement Jésus et donc ils s'attaquent aux disciples!
Les disciples restent sous la Loi de Moïse jusqu'à la permission de Jésus, et ils auront du mal à en sortir après son départ. Les Actes en témoignent!
Des Pharisiens suivaient Jésus sur la route pour L'écouter et non pour Le critiquer systématiquement; il était donc normal qu'Il soit souvent invité chez l'un d'eux, et qu'Il se soit beaucoup adressé à eux.
Quand Jésus voulait enseigner le petit groupe de ses disciples, ceux qui Le suivaient sur les routes de façon constante, Il se trouvait obligé de les emmener en Galilée et plus loin, vers Tyr.
J'ai l'habitude de regarder concrètement ce qui a pu se passer avec les données du texte, que celui-ci soit du Nouveau Testament ou du Premier Testament. Il y a beaucoup de "miracles" qui semblent impossibles à bien des exégètes, qui s'expliquent très bien quand on en retire la part faite à l'exagération des mutiples redites! De plus, en lisant ainsi les Evangiles, je saisis plus profondément la personnalité d'un homme qui est l'Incarnation du Fils de Dieu, l'Incarnation de l'expression de Dieu.
vendredi 16 juillet 2010
Qui n'a pas eu à changer de travail, de vie?
Salut et Paix
Quand Dieu nous donne un nouveau travail, soit directement par motion interne, soit par un intermédiaire qui peut être notre chef ou quelqu'un de notre environnement, Il nous demande de nous y ajuster. Ce en quoi , Il n'est pas différent de la manière d'agir de la vie professionnelle.
Il est bien évident que nous ne sommes jamais opérationnel immédiatement. Pour de multiples raisons: méconnaissance du milieu où va s'effectuer ce travail, non-maîtrise des outils dont nous allons nous servir, difficulté de prévoir une nouvelle organisation, et surtout impression de faire un saut dans l'inconnu alors que nous pensions bien maîtriser l'emploi qu'il nous faut quitter. Jusqu'ici rien de bien différent entre Dieu et un chef d'entreprise standard qui mute l'un de ses collaborateurs!
La grosse différence est que Dieu ne nous demande pas de faire un saut quantitatif mais un saut qualitatif. Car le nouveau travail peut être totalement différent du précédent qui, nous semble-t-il ne nous y a pas préparé. Et, à voir de loin, nous partons dans l'inconnu.
N'est-ce pas ce qui arrive à un jeune qui ressent l'appel à une vie consacrée alors que son parcours professionnel est tout tracé? Et à celui qui après deux ans de séminaire se voit ré-orienté vers une vie monastique au lieu d'un ministère paroissial?
Ce qui arrive à un moine, toujours discret dans son monastère, à qui l'Eglise demande de devenir Evêque avec beaucoup de rencontres, de communication, d'allées et venues dans un diocèse qui peut être très étendu.
Ce qui est arrivé au Cardinal Ratzinger, conseiller de Jean-Paul II certes, mais en retrait de sa vie publique si démonstrative, devenu pape dans la succession, qui a du changer ses habitudes d'expression afin d'être plus communicatif.
Ce saut qualitatif qui ne peut être réussi dans la vie économique est essentiellement le travail de l'Esprit Saint. Il demande que nous nous laissions faire, que nous allions dans la direction où Il nous emmène et qui est à contre courant de nos habitudes, de nos qualités aussi, celles dont nous étions si fiers, pour opérer une véritable conversion.
Dans le Premier Testament, les exemples de tels retournements sont nombreux. Dans le Nouveau nous avons l'exemple auquel on ne pense pas toujours: Jésus! Il est un jeune adulte, maîtrisant bien le bois; Il sait que son Père est Dieu depuis qu'Il a découvert que sa prière au coté de sa mère était différente de la sienne; vers 3 ou 4 ans, l'âge où les enfants disent le fameux "moi tout seul", qu'Il n'a pas dit. Est-Il expert en paraboles? non. A-t-Il déjà fait des exposés dans sa synagogue? peu probable. Il est parti au désert pour "muter" sous l'influence du Saint Esprit. Pour changer sa mentalité de juif de son village, de sa famille, pour élargir son point de vue aux dimensions du monde. Pour recevoir cette façon qui Lui sera bien particulière de prêcher la Bonne Nouvelle avec la tranquille audace, comme pour les autres humains, de ceux qui se savent accompagnés par l'Esprit Saint.
Comprendre l'Incarnation, c'est comprendre que Jésus homme a, comme nous, du accomplir sa mutation humaine sous le souffle du Saint Esprit; comme Il est passé de bébé aux sons inarticulés à la parole.
Quand Dieu nous demandera un nouveau travail: pas de panique, s'Il demande, Il donne!
Quand Dieu nous donne un nouveau travail, soit directement par motion interne, soit par un intermédiaire qui peut être notre chef ou quelqu'un de notre environnement, Il nous demande de nous y ajuster. Ce en quoi , Il n'est pas différent de la manière d'agir de la vie professionnelle.
Il est bien évident que nous ne sommes jamais opérationnel immédiatement. Pour de multiples raisons: méconnaissance du milieu où va s'effectuer ce travail, non-maîtrise des outils dont nous allons nous servir, difficulté de prévoir une nouvelle organisation, et surtout impression de faire un saut dans l'inconnu alors que nous pensions bien maîtriser l'emploi qu'il nous faut quitter. Jusqu'ici rien de bien différent entre Dieu et un chef d'entreprise standard qui mute l'un de ses collaborateurs!
La grosse différence est que Dieu ne nous demande pas de faire un saut quantitatif mais un saut qualitatif. Car le nouveau travail peut être totalement différent du précédent qui, nous semble-t-il ne nous y a pas préparé. Et, à voir de loin, nous partons dans l'inconnu.
N'est-ce pas ce qui arrive à un jeune qui ressent l'appel à une vie consacrée alors que son parcours professionnel est tout tracé? Et à celui qui après deux ans de séminaire se voit ré-orienté vers une vie monastique au lieu d'un ministère paroissial?
Ce qui arrive à un moine, toujours discret dans son monastère, à qui l'Eglise demande de devenir Evêque avec beaucoup de rencontres, de communication, d'allées et venues dans un diocèse qui peut être très étendu.
Ce qui est arrivé au Cardinal Ratzinger, conseiller de Jean-Paul II certes, mais en retrait de sa vie publique si démonstrative, devenu pape dans la succession, qui a du changer ses habitudes d'expression afin d'être plus communicatif.
Ce saut qualitatif qui ne peut être réussi dans la vie économique est essentiellement le travail de l'Esprit Saint. Il demande que nous nous laissions faire, que nous allions dans la direction où Il nous emmène et qui est à contre courant de nos habitudes, de nos qualités aussi, celles dont nous étions si fiers, pour opérer une véritable conversion.
Dans le Premier Testament, les exemples de tels retournements sont nombreux. Dans le Nouveau nous avons l'exemple auquel on ne pense pas toujours: Jésus! Il est un jeune adulte, maîtrisant bien le bois; Il sait que son Père est Dieu depuis qu'Il a découvert que sa prière au coté de sa mère était différente de la sienne; vers 3 ou 4 ans, l'âge où les enfants disent le fameux "moi tout seul", qu'Il n'a pas dit. Est-Il expert en paraboles? non. A-t-Il déjà fait des exposés dans sa synagogue? peu probable. Il est parti au désert pour "muter" sous l'influence du Saint Esprit. Pour changer sa mentalité de juif de son village, de sa famille, pour élargir son point de vue aux dimensions du monde. Pour recevoir cette façon qui Lui sera bien particulière de prêcher la Bonne Nouvelle avec la tranquille audace, comme pour les autres humains, de ceux qui se savent accompagnés par l'Esprit Saint.
Comprendre l'Incarnation, c'est comprendre que Jésus homme a, comme nous, du accomplir sa mutation humaine sous le souffle du Saint Esprit; comme Il est passé de bébé aux sons inarticulés à la parole.
Quand Dieu nous demandera un nouveau travail: pas de panique, s'Il demande, Il donne!
dimanche 4 juillet 2010
Le Saint Esprit n'est-Il pas le plus original de tous?
D'où vient mon originalité qui surprend et les éditeurs et les médias?
La réponse est donnée par le Cardinal Van Thuan dans la retraite qu'il a prêchée au Vatican et où il cite Jean-Paul II: "lorsqu'Il intervient, l'Esprit Saint laisse toujours stupéfait. Il suscite des évènements dont la nouveauté étonne; Il change radicalement les personnes et l'histoire. Il ne se borne pas à sanctifier le Peuple de Dieu par les sacrements et les ministères, Il distribue aussi parmi les fidèles de tous ordres, les grâces spéciales qui rendent aptes et disponibles pour assumer les diverses charges et fonctions utiles au renouvellement et au développement de l'Eglise"
J'avais intitulé mon premier livre "A la fenêtre de la mort, NDE, une expérience, une certitude"
L'éditeur a préféré "Un ermite au coeur de la ville" et au dessous "Une expérience de mort imminente qui bouleverse la vie" . Il me fait remarquer qu'en dépit de la singularité de ce livre, il n'a pas eu le succès commercial attendu pour prendre le risque de publier le manuscrit que je viens de lui envoyer.
Mais comment rendre compte de l'action du Saint Esprit en moi, ''dont j'ai porté le nom depuis le jour où Il est tombé sur moi'', expression par laquelle je L'appelle plusieurs fois par jour? Du compagnonnage avec Jésus qui est de tous les instants? Des messages qui m'arrivent ou des éclaircissements, des vues inattendues sur tel ou tel passage des Evangiles, en me coulant dans un schéma habituel?
Le manuscrit proposé aux éditeurs est, lui-aussi, original. Je me suis servi de ma grande connaissance des chiens, avec qui j'ai vécu des dizaines d'années, pour imaginer une allégorie d'une vie spirituelle simple, à la portée de tous. De tous ceux qui sont rebutés par des livres "sérieux", dont je donne cependant quelques clés de vocabulaire. Un vie spirituelle orientée vers ce qui paraît inaccessible à beaucoup: la contemplation.
Inaccessible? C'est la forme de prière la plus facile! Pourtant, quand on la décrit comme un sommet de la prière on n'a pas tort. Mais il y a deux moyens pour arriver au sommet d'une montagne: partir du bas et se fatiguer beaucoup sans garantie d'arriver, ou se faire déposer à quelques mètres du sommet par un hélicoptère! Quand nous partons du bas, nous considérons souvent, avec beaucoup d'attention, le niveau déjà atteint, et nous nous réjouissons d'avoir si bien travaillé! Partant de quelques mètres du sommet, nous ajoutons une grande bonne volonté et un petit effort à l'oeuvre de Dieu en nous et c'est cette oeuvre que nous admirons. C'est l'artisan de cette oeuvre que nous contemplons.
Dans ce nouveau manuscrit je ne fournit pas l'hélicoptère mais savoir reconnaître son vrombissement, passer sous les ailes pivotantes et y grimper!
Son titre "L'oraison de mon chien"
La réponse est donnée par le Cardinal Van Thuan dans la retraite qu'il a prêchée au Vatican et où il cite Jean-Paul II: "lorsqu'Il intervient, l'Esprit Saint laisse toujours stupéfait. Il suscite des évènements dont la nouveauté étonne; Il change radicalement les personnes et l'histoire. Il ne se borne pas à sanctifier le Peuple de Dieu par les sacrements et les ministères, Il distribue aussi parmi les fidèles de tous ordres, les grâces spéciales qui rendent aptes et disponibles pour assumer les diverses charges et fonctions utiles au renouvellement et au développement de l'Eglise"
J'avais intitulé mon premier livre "A la fenêtre de la mort, NDE, une expérience, une certitude"
L'éditeur a préféré "Un ermite au coeur de la ville" et au dessous "Une expérience de mort imminente qui bouleverse la vie" . Il me fait remarquer qu'en dépit de la singularité de ce livre, il n'a pas eu le succès commercial attendu pour prendre le risque de publier le manuscrit que je viens de lui envoyer.
Mais comment rendre compte de l'action du Saint Esprit en moi, ''dont j'ai porté le nom depuis le jour où Il est tombé sur moi'', expression par laquelle je L'appelle plusieurs fois par jour? Du compagnonnage avec Jésus qui est de tous les instants? Des messages qui m'arrivent ou des éclaircissements, des vues inattendues sur tel ou tel passage des Evangiles, en me coulant dans un schéma habituel?
Le manuscrit proposé aux éditeurs est, lui-aussi, original. Je me suis servi de ma grande connaissance des chiens, avec qui j'ai vécu des dizaines d'années, pour imaginer une allégorie d'une vie spirituelle simple, à la portée de tous. De tous ceux qui sont rebutés par des livres "sérieux", dont je donne cependant quelques clés de vocabulaire. Un vie spirituelle orientée vers ce qui paraît inaccessible à beaucoup: la contemplation.
Inaccessible? C'est la forme de prière la plus facile! Pourtant, quand on la décrit comme un sommet de la prière on n'a pas tort. Mais il y a deux moyens pour arriver au sommet d'une montagne: partir du bas et se fatiguer beaucoup sans garantie d'arriver, ou se faire déposer à quelques mètres du sommet par un hélicoptère! Quand nous partons du bas, nous considérons souvent, avec beaucoup d'attention, le niveau déjà atteint, et nous nous réjouissons d'avoir si bien travaillé! Partant de quelques mètres du sommet, nous ajoutons une grande bonne volonté et un petit effort à l'oeuvre de Dieu en nous et c'est cette oeuvre que nous admirons. C'est l'artisan de cette oeuvre que nous contemplons.
Dans ce nouveau manuscrit je ne fournit pas l'hélicoptère mais savoir reconnaître son vrombissement, passer sous les ailes pivotantes et y grimper!
Son titre "L'oraison de mon chien"
vendredi 28 mai 2010
Comment l'Eglise peut-elle paraître misogyne?
Misogyne l'Eglise? Exemple, les pélerins d'Emmaüs
Les hommes prétendent que non ... les femmes assurent que oui ... L'épisode des Pélerins d'Emmaüs fournit un bon exemple, neutre, de la misogynie de l'Eglise. De quoi s'agit-il?
Luc 24,13-31 > Et voici que, ce même jour, deux d'entre eux se rendaient à un village du nom d'Emmaüs ... Ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus Lui-même les rejoignit ... L'un d'eux, nommé Cléopas ... Ils approchèrent du village où ils se rendaient, et Lui fit mine d'aller plus loin. Ils Le pressèrent en disant:"Reste avec nous car le soir vient ... à table avec eux, Il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux Le reconnurent...<> Marie, femme de Clopas <> et Il Lui a donné de manifester sa présence, non pas au peuple en général mais bien à des témoins nommés d'avance par Dieu < ? A moins que Dieu ait prévu cet arrêt dans cette auberge ... C'est donc chez eux que les deux disciples, un couple, ont invité Jésus.
Et pour que les disciples reconnaissent la Cène, il a fallu qu'ils aient assisté à la première Cène. Et on retrouve la femme de Clopas, partant de l'endroit où elle a eu lieu, et qui va accompagner Jésus tout au long du chemin vers la croix. Après, c'est probable, avoir servi les plats du long repas et écouté la prière de Jésus vers son Père.
Alors corrigeons la vision des pélerins d'Emmaüs véhiculée jusqu'ici: c'est un couple qui a, le premier, accueilli Jésus Ressuscité chez eux!
Pour être honnête je mentionne que j'ai lu un commentaire récent qui avançait, avec prudence, l'hypothèse que ces pélerins pouvaient être un couple. Je ne m'étais pas penchée sur la question et cette "hypothèse" m'a surprise, tellement c'est évident!
Sur beaucoup des récits de l'Ecriture, il serait bien utile de voir la réalité concrète des évènements, ainsi que l'amplification normale qui leur sont donnés dans le Premier Testament par la reproduction orale, au lieu, soit les déclarer impossibles, soit n'en tirer qu'une signification spirituelle qui reflète plus l'agilité intellectuelle du commentateur que le sens que Dieu a voulu donner.
La femme a plus que l'homme le sens du concret, du réalisable. Elle est plus ouverte au Saint Esprit car moins encombrée par des raisonnements hautement intellectuels. L'Eglise en se coupant de tout apport féminin dans sa réflexion ne se coupe-t-elle pas de la réalité de l'Incarnation?
Les hommes prétendent que non ... les femmes assurent que oui ... L'épisode des Pélerins d'Emmaüs fournit un bon exemple, neutre, de la misogynie de l'Eglise. De quoi s'agit-il?
Luc 24,13-31 > Et voici que, ce même jour, deux d'entre eux se rendaient à un village du nom d'Emmaüs ... Ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus Lui-même les rejoignit ... L'un d'eux, nommé Cléopas ... Ils approchèrent du village où ils se rendaient, et Lui fit mine d'aller plus loin. Ils Le pressèrent en disant:"Reste avec nous car le soir vient ... à table avec eux, Il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux Le reconnurent...<> Marie, femme de Clopas <> et Il Lui a donné de manifester sa présence, non pas au peuple en général mais bien à des témoins nommés d'avance par Dieu < ? A moins que Dieu ait prévu cet arrêt dans cette auberge ... C'est donc chez eux que les deux disciples, un couple, ont invité Jésus.
Et pour que les disciples reconnaissent la Cène, il a fallu qu'ils aient assisté à la première Cène. Et on retrouve la femme de Clopas, partant de l'endroit où elle a eu lieu, et qui va accompagner Jésus tout au long du chemin vers la croix. Après, c'est probable, avoir servi les plats du long repas et écouté la prière de Jésus vers son Père.
Alors corrigeons la vision des pélerins d'Emmaüs véhiculée jusqu'ici: c'est un couple qui a, le premier, accueilli Jésus Ressuscité chez eux!
Pour être honnête je mentionne que j'ai lu un commentaire récent qui avançait, avec prudence, l'hypothèse que ces pélerins pouvaient être un couple. Je ne m'étais pas penchée sur la question et cette "hypothèse" m'a surprise, tellement c'est évident!
Sur beaucoup des récits de l'Ecriture, il serait bien utile de voir la réalité concrète des évènements, ainsi que l'amplification normale qui leur sont donnés dans le Premier Testament par la reproduction orale, au lieu, soit les déclarer impossibles, soit n'en tirer qu'une signification spirituelle qui reflète plus l'agilité intellectuelle du commentateur que le sens que Dieu a voulu donner.
La femme a plus que l'homme le sens du concret, du réalisable. Elle est plus ouverte au Saint Esprit car moins encombrée par des raisonnements hautement intellectuels. L'Eglise en se coupant de tout apport féminin dans sa réflexion ne se coupe-t-elle pas de la réalité de l'Incarnation?
jeudi 13 mai 2010
"Aujourd'hui notre Seigneur Jésus-Christ monte au ciel; que notre coeur y monte avec Lui"
Ces quelques lignes sont tirées d'un sermon pour l'Ascension de St Augustin qui est tout à fait compréhensible pour ceux que nous sommes aujourd'hui.
"Lui a déjà été élevé au-dessus des cieux; cependant Il souffre sur la terre de toutes les peines que nous ressentons, nous les membres de son Corps. Pourquoi ne travaillons-nous pas, sur la terre, de telle sorte que par la foi, l'espérance et la charité, grâce auxquelles nous nous relions à Lui, nous reposerions déjà maintenant avec Lui, dans le ciel? Lui, alors qu'Il est là-bas, est aussi avec nous; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec Lui. Lui fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour; et nous, si nous ne pouvons pas le faire par la divinité, nous le pouvons cependant par l'amour, mais en Lui. Lui ne s'est pas éloigné du ciel lorsqu'Il en est descendu pour venir vers nous; et Il ne s'est pas éloigné de nous lorsqu'Il est monté pour revenir au ciel. Il était là-haut tout en étant ici-bas. Par la grâce, nous aussi, sommes montés en sa personne, car l'unité du Corps ne lui permet pas de se séparer de la tête qui est le Christ."
J'ai résumé un peu l'extrait du sermon de St Augustin donné au bréviaire, il parlait très longuement! Mais le sens est clair: nous ne profitons pas assez de la vision qu'a eu St Paul en voyant l'ensemble des croyants, comme Corps du Christ. Car il est indubitable que le St Esprit lui ait fait voir dans un éclairage mystique, ce qu'il a traduit par cette image.
Celui qui reste uni au Christ par la foi et le désir d'agir suivant Sa vision de la vie actuelle, a déjà la tête dans le ciel avant d'y mettre les pieds, plus tard! Et sa tête alors regarde les différentes options à choisir qui lui sont offertes dans la vie quotidienne, comme Jésus les voit en même temps que Lui! Et il devine ce que Jésus choisirait s'Il était à sa place. Il n'a pas à se soumettre à "ce que tout le monde fait" , à l'opinion d'autrui ou des médias! Il a les coudées franches!
Nous rattacher au Corps du Christ déjà entré dans sa gloire épanouit notre vraie liberté, celle qui nous épanouit.
Ces quelques lignes sont tirées d'un sermon pour l'Ascension de St Augustin qui est tout à fait compréhensible pour ceux que nous sommes aujourd'hui.
"Lui a déjà été élevé au-dessus des cieux; cependant Il souffre sur la terre de toutes les peines que nous ressentons, nous les membres de son Corps. Pourquoi ne travaillons-nous pas, sur la terre, de telle sorte que par la foi, l'espérance et la charité, grâce auxquelles nous nous relions à Lui, nous reposerions déjà maintenant avec Lui, dans le ciel? Lui, alors qu'Il est là-bas, est aussi avec nous; et nous, alors que nous sommes ici, sommes aussi avec Lui. Lui fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour; et nous, si nous ne pouvons pas le faire par la divinité, nous le pouvons cependant par l'amour, mais en Lui. Lui ne s'est pas éloigné du ciel lorsqu'Il en est descendu pour venir vers nous; et Il ne s'est pas éloigné de nous lorsqu'Il est monté pour revenir au ciel. Il était là-haut tout en étant ici-bas. Par la grâce, nous aussi, sommes montés en sa personne, car l'unité du Corps ne lui permet pas de se séparer de la tête qui est le Christ."
J'ai résumé un peu l'extrait du sermon de St Augustin donné au bréviaire, il parlait très longuement! Mais le sens est clair: nous ne profitons pas assez de la vision qu'a eu St Paul en voyant l'ensemble des croyants, comme Corps du Christ. Car il est indubitable que le St Esprit lui ait fait voir dans un éclairage mystique, ce qu'il a traduit par cette image.
Celui qui reste uni au Christ par la foi et le désir d'agir suivant Sa vision de la vie actuelle, a déjà la tête dans le ciel avant d'y mettre les pieds, plus tard! Et sa tête alors regarde les différentes options à choisir qui lui sont offertes dans la vie quotidienne, comme Jésus les voit en même temps que Lui! Et il devine ce que Jésus choisirait s'Il était à sa place. Il n'a pas à se soumettre à "ce que tout le monde fait" , à l'opinion d'autrui ou des médias! Il a les coudées franches!
Nous rattacher au Corps du Christ déjà entré dans sa gloire épanouit notre vraie liberté, celle qui nous épanouit.
mercredi 5 mai 2010
Dieu punit-il?
Dieu a remis la terre à l'homme, toute herbe et tout arbre et lui a soumis les poissons, les oiseaux et toute bête qui remue (Gn 1,28-29). Il a accordé à l'homme de se nourrir de tout ce qui vit sur terre (Gn 9,3) et lui a ordonné de cultiver le sol d'où il avait été pris (Gn 3,23)
On pourrait penser que Dieu ne s'occupe plus de l'homme mais toute la Bible démontre le contraire. Et quand l'un se réjouit d'avoir échappé à un accident, grâce à Dieu, l'autre se demande ce qu'il Lui a fait pour qu'Il lui envoie une telle épreuve.
Qui d'entre nous n'a pas observé un insecte en forêt qui se hâte dans une seule direction? Nous lui posons en travers un petit bout de bois. Si l'insecte fait l'effort d'y monter, nous le transportons plus loin, dans la direction qu'il avait choisie. Ce bout de bois était déjà là, tout proche du chemin naturel de l'insecte. Nous avons joué "Dieu".
Dieu cherche toutjours à apporter à chacun ce qui va lui permettre de grandir spirituellement: pour découvrir qu'il ne s'est pas fait tout seul, pour l'amener à réfléchir sur ses actions, pour s'apercevoir que les autres existent etc ...
Nous n'arrivons pas à le comprendre car nous n'avons même pas la connaissance de notre intérieur, et encore moins de ce dont nous avons besoin dans le chemin vers Lui! Des petits bouts de bois dans la forêt sont innombrables, nous en avons déplacé un pour aider cet insecte, pas bouleversé la forêt! Dieu ne bouleverse pas l'ordre qu'établit sur terre l'homme par son travail, ses activités. L'ordre et le désordre. Il peut déplacer une épreuve statistiquement probable pour la faire porter sur celui, celle, qui spirituellement en profitera le plus. Comme nous avons placé un obstacle sur le chemin de l'insecte, obstacle dont il aura profité à condition de l'accepter, de faire l'effort de monter dessus. Plus qu'un insecte, l'homme a sa liberté et la capacité de raisonner, de réfléchir, donc de profiter de cette épreuve pour en retirer un gain spirituel.
C'est ce qui s'est passé pour ce tremblement de terre prévu dans la région d'Haïti. A Port au Prince, non seulement il a soulevé une grande générosité mondiale, mais il peut y effacer ce qu'un missionnaire américain, passionniste, prêtre et médecin appelle "l'innommable" ( "Chroniques de l'innommable" Rick Frechette, Socéval éditions) Si l'épicentre avait été en Floride ou à Cuba, l'impact spirituel aurait été bien différent!
Ce nuage qui a bloqué les pays riches, les a-t-il fait réfléchir à la fragilité de la domination humaine sur la terre, du pouvoir de l'argent qui peut tout acheter sauf ...? Pourtant quelle belle occasion!
On pourrait penser que Dieu ne s'occupe plus de l'homme mais toute la Bible démontre le contraire. Et quand l'un se réjouit d'avoir échappé à un accident, grâce à Dieu, l'autre se demande ce qu'il Lui a fait pour qu'Il lui envoie une telle épreuve.
Qui d'entre nous n'a pas observé un insecte en forêt qui se hâte dans une seule direction? Nous lui posons en travers un petit bout de bois. Si l'insecte fait l'effort d'y monter, nous le transportons plus loin, dans la direction qu'il avait choisie. Ce bout de bois était déjà là, tout proche du chemin naturel de l'insecte. Nous avons joué "Dieu".
Dieu cherche toutjours à apporter à chacun ce qui va lui permettre de grandir spirituellement: pour découvrir qu'il ne s'est pas fait tout seul, pour l'amener à réfléchir sur ses actions, pour s'apercevoir que les autres existent etc ...
Nous n'arrivons pas à le comprendre car nous n'avons même pas la connaissance de notre intérieur, et encore moins de ce dont nous avons besoin dans le chemin vers Lui! Des petits bouts de bois dans la forêt sont innombrables, nous en avons déplacé un pour aider cet insecte, pas bouleversé la forêt! Dieu ne bouleverse pas l'ordre qu'établit sur terre l'homme par son travail, ses activités. L'ordre et le désordre. Il peut déplacer une épreuve statistiquement probable pour la faire porter sur celui, celle, qui spirituellement en profitera le plus. Comme nous avons placé un obstacle sur le chemin de l'insecte, obstacle dont il aura profité à condition de l'accepter, de faire l'effort de monter dessus. Plus qu'un insecte, l'homme a sa liberté et la capacité de raisonner, de réfléchir, donc de profiter de cette épreuve pour en retirer un gain spirituel.
C'est ce qui s'est passé pour ce tremblement de terre prévu dans la région d'Haïti. A Port au Prince, non seulement il a soulevé une grande générosité mondiale, mais il peut y effacer ce qu'un missionnaire américain, passionniste, prêtre et médecin appelle "l'innommable" ( "Chroniques de l'innommable" Rick Frechette, Socéval éditions) Si l'épicentre avait été en Floride ou à Cuba, l'impact spirituel aurait été bien différent!
Ce nuage qui a bloqué les pays riches, les a-t-il fait réfléchir à la fragilité de la domination humaine sur la terre, du pouvoir de l'argent qui peut tout acheter sauf ...? Pourtant quelle belle occasion!
Inscription à :
Articles (Atom)