dimanche 28 novembre 2010

LA PAROUSIE

Restons éveillés et prions en tous temps pour que les soucis de la vie, qui sont légitimes, ne nous ferment pas sur la réalité de Dieu. Pour que, debout, nous Lui fassions face quand Il reviendra et qu’Il puisse inscrire Son Nom et notre nouveau nom sur nos fronts parce que > nous Le verrons tel qu’Il est et que nous deviendrons semblables à Lui < (1 Jn 3,2) > Il vient sans tarder < (Ap 22,7) puisqu’Il vient pour chacun de nous à notre mort terrestre. Nous n’aurons pas à attendre la Parousie car le temps n’existera plus pour nous. Nous tombons dans la Parousie à notre mort. Il est bien difficile de l’expliquer puisque je n’ai à ma disposition que des termes de temps et d’espace, des termes qui n’ont plus cours ! Le « sans tarder » représente au plus 150 ans, la durée maximum d’une vie humaine, d’après les spécialistes. Ceux qui racontent 2000 ans d’attente ont compris de travers les paroles de Jésus. Mais > ces paroles (et d’autres) sont cachées aux sages et aux intelligents …< (Luc 10,21)
> C’est à l’heure où vous n’y pensez pas que le Fils de l’homme viendra < (Mt 24,44) Notre mort nous surprendra toujours, même ceux qui la programment, car, malgré ce que je peux en dire, je, nous, serons tout de même surpris : il y a des éléments que les NDE n’ont pas révélés. Que Jésus ne m’a pas dits. Cette heure là est aussi l’heure de notre salut. Ou de notre rejet de Dieu, notre refus définitif d’accepter que nous soyons créés et non créateurs !

jeudi 11 novembre 2010

Le Monde de la Résurrection

Je n'ai pas la prétention d'être une lumière comme le Cardinal Vingt-Trois, je suis une femme! Mais je suis la boue dont Jésus a besoin pour ouvrir les yeux de l'Eglise (Jn 9,6) Mathématicienne, pouvant enseigner en Fac aussi bien l'Analyse que la Mécanique, j'ai été dotée d'esprit logique.
L'homélie du Cardinal à Lourdes, dans l'église Sainte Bernadette porte sur notre résurrection: nous n'avons pas à l'imaginer car nous ne savons rien sur ce sujet, sinon que ce sera un monde nouveau. Pourtant il y a des éléments qui pourraient nous guider vers une certaine compréhension: ce sont les chapitres qui racontent les diverses apparitions de Jésus ressuscité et aussi les manifestations de Marie dans les apparitions, même si on ne se borne qu'à celles qui ont eu lieu en France, pour nous mieux connues.
Au moins de croire que Jésus n'est pas, et Marie non plus, du Monde de la Résurrection?
La cosmose de Jésus est solide, Il peut manger. Celle de Marie est solide: Catherine Labouré s'est appuyée sur ses genoux. Mais leurs cosmoses sont là, brusquement, puis disparaissent. Elles ne traversent pas les murs, il y a donc matérialisation et dématérialisation, mais nous ne savons pas de quoi elles sont faites.
Jésus n'a pas changé de personnalité après sa résurrection. Paul qui ne L'a connu qu'après, était en communion avec ceux qui L'avaient connu avant; cela n'était possible qu'avec une continuité dans sa personne.
Nous ne savons pas comment était Marie sur terre; ce qui est dit d'elle, tant de littérature, est souvent imaginé. Ce qui apparaît dans ses quelques paroles, est son extrême discrétion, son effacement derrière son Fils. N'est-ce pas ce qui se remarque à chacune de ses apparitions?
Il est vrai que les apparitions de Marie ne sont pas proposées à la foi par l'Eglise. Si la petite Bernadette a été élevée sur les autels, ce n'est pas en raison des apparitions qu'elle a reçues, ni même du fait que beaucoup y ont cru, mais parce que deux miracles au moins ont pu être attribués à son intercession! (règle de canonisation) Et la réunion annuelle des Evêques à Lourdes, dans l'église Sainte Bernadette ne les porte pas à s'appuyer sur les apparitions pour apprendre quelque chose du Monde de la Résurrection.
Notre vie dans le Monde de la Résurrection n'est pas différente de celle de Jésus et Marie.
Tout ce que je viens de dire est de la logique simple!
Le message que Dieu m'a donné, et qui est sur le site http://www.nde-au-dela.fr ne concerne que ce qui se passe entre notre mort et le Monde de la Résurrection. Dans le sas dans lequel nous attendons, sans attendre puisqu'il n'y a pas de temps, notre résurrection. J'y ai ajouté une image de l'extase dans la Trinité que d'autres mystiques aussi ont connue, et qui nous en apporte aussi une approche, incommunicable et claire!
Ce sas est évident dans les Evangiles où Jésus "ressuscite" plusieurs "morts". Ce sont des morts au sens de notre terre; ils étaient entrés dans le processus de la mort, mais interrompu par Jésus, ils n'étaient pas entrés dans le Monde de la Résurrection. C'est ce qui se passe dans les NDE .Ce n'est pas une mort et retour comme cela a été dit sur radio Notre Dame, mais interruption du processus de la mort. Si mon offre d'aller sur radio Notre Dame n'avait pas été refusée par les autorités compétentes, j'aurais pu rectifier cette erreur.
Un jour viendra-t-il où l'Eglise catholique, occidentale, très rationnelle et philosophique, admettra que certaines vérités peuvent être portées par Dieu à la connaissance des humains, par un autre moyen que la recherche intellectuelle des théologiens?

Le mot "corps" a tant de significations différentes que j'ai proposé à l'Académie française et sur mon site le mot "cosmose" : ce qu'on peut toucher chez un être humain.

mercredi 13 octobre 2010

La liberté intérieure d'après St Thomas d'Aquin

Salut et Paix
Je suis de nature impulsive et n'ai pas eu l'habitude de faire les choses après avoir réfléchi, sauf s'il s'agit d'un sujet grave qui peut influer beaucoup sur ma vie ou celle d'autrui.
Autrement dit, je réagis très vite à ce qui m'arrive, paroles ou actions et aussi à ce que je vois. Et naturellement je me dis que je devrais penser à appliquer tel ou tel conseil évangélique avant de réagir! Comme je n'ai pas été habituée à faire ce type de raisonnement, il m'est difficile maintenant de m'y mettre. Et je me suis étonnée de constater que, sans travail, je réagis d'une toute autre façon qu'autrefois. D'une façon "évangélique" le plus souvent!
Je lis beaucoup la Bible, surtout le Nouveau Testament, plusieurs heures par jour et essaie d'apprendre des phrases, sans aucun résultat probant car je n'ai pas de mémoire. Mais cependant les idées qui y sont exposées finissent par me rester, sans que je puisse déterminer à quel endroit je les ai lues.
Dans un texte de méditation proposé par la revue Magnificat je découvre le mécanisme du changement de comportement non travaillé par soi-même, mais apporté par l'Esprit Saint qui ne demande que la simple bonne volonté de celui qui lit les Ecritures.
La liberté intérieure, par St Thomas d'Aquin
"L’homme libre est celui qui s’appartient à soi-même ; l’esclave, lui, appartient à son maître. Ainsi quiconque agit spontanément agit librement. Celui-là donc qui évite le mal, non parce que c’est un mal, mais en raison d’un précepte du Seigneur, n’est pas libre. En revanche, celui qui évite le mal parce que c’est un mal, celui-là est libre. Or c’est là ce qu’opère le St Esprit qui perfectionne intérieurement notre esprit en lui communiquant un dynamisme nouveau, si bien qu’il s’abstient du mal par amour, comme si la loi divine le lui commandait ; et de la sorte il est libre, non qu’il ne soit pas soumis à la loi divine, mais parce que son dynamisme intérieur le porte à faire ce que prescrit la loi divine"
Beaucoup cherchent à s'appliquer à la perfection de leur conduite, s'y donnent beacoup de mal, et regardent souvent dans la journée si leurs actions ont été bonnes, très bonnes ou à améliorer. Et si le chemin vers la sainteté était plus simple? Si souscrire à la sainteté que Dieu veut pour nous, qui n'est pas "notre perfection" , était le chemin le plus court?
Ma prière vous accompagne

vendredi 24 septembre 2010

"sens profond"

Les termes utilisés dans l'Eglise pour la vie spirituelle me posent toujours des problèmes, comme à tous les recommençants. Ou ils sont tirés de la philosophie, de la psychologie, ou ils ont un autre sens que celui utilisé par le commun des mortels! Trop tard pour apprendre une nouvelle langue! Mais aussi, comme je n'ai pas du tout la même démarche de foi que la plupart des autres, les explications qui me sont données sont indéchiffrables!

Un moine il y a deux ans, puis maintenant un prêtre, m'ont expliqué ce qu'on entendait par l'expression, pour moi toujours idiomatique, "sens profond" : mettre en vis à vis deux évènements, l'un actuel et l'autre dans la Bible. Quel était le rapport entre cette expression et ce travail de recherche dans la Bible, travail de mémoire surtout? Mystère!

Le Seigneur m'avait donné Sa définition de l'humilité, que j'ai ainsi traduite: "notre vie est un problème qui nous est donné à faire. A partir de ce que je suis et où je suis, comment aller vers Dieu. Ne pas passer du temps à se demander pourquoi ce problème nous est donné, car alors, on ne peut pas le résoudre. L'humilité, c'est de reconnaître les données du problème. C'est donc de prendre les actions des autres comme faisant partie des données."
Ce qui fait aussi partie des données, c'est de savoir que Dieu nous aime et qu'Il s'occupe de chacun de nous de façon attentive dans toutes nos occupations. Jésus est avec nous et vit avec celui qui veut bien L'accepter dans son intimité. Je le sais depuis mes 16ans, le jour où Il m'est tombé dessus!

Je viens de découvrir que beaucoup pensent que la vie est absurde et en cherchent la signification: "sens". Et "profond" parce que cela a trait à la vie spirituelle.

Pas nécessaire d'aller chercher le péché originel! Ils jouent en permanence la scène de la Genèse: ils soupçonnent Dieu d'intentions pas droites, de nous attendre au tournant, de ne pas vraiment vouloir le bonheur des humains et de leur refuser de connaître parce qu'alors ils seraient à égalité devant Lui! Une jalousie qui Lui viendrait de son orgueil d'être Dieu et non de son amour jaloux d'amoureux!

En s'appuyant sur un évènement écrit dans la Bible, qui, du fait de cette écriture montre que Dieu s'y est intéressé, ils vont en déduire que Dieu s'intéresse aussi à un évènement actuel qui lui ressemble. Donc que Dieu s'intéresse à eux, au monde actuel! Et si Dieu a fait ça, Dieu va faire ...Et si la Bible montre que dans ces évènements Il a oeuvré pour le bien de son peuple, Il peut le faire, Il le fait aussi pour nous maintenant. S'Il a montré un amour tel qu'il est décrit, Il peut les aimer de la même façon.

Je lis la Bible sans chercher les "bons versets" ceux qui correspondent à ce que je voudrais lire! Lire toute la Bible apprend qui est Dieu, sans chercher autre chose que Le connaître. Il s'y dévoile très bien; d'autant plus que l'appel au St Esprit élargit encore la compréhension! Si j'ai un problème dont un passage peut me donner une solution efficace, je ne le néglige pas! Un exemple ancien peut souvent être utile, mais ce n'est pas la raison pour laquelle je lis la Bible: c'est pour feuilleter Son "album de photos" pour mieux Le comprendre au quotidien, découvrir > que ses projets sont plus nombreux que le sable < (Ps 139/138,18), et que j'en fais partie!

mardi 21 septembre 2010

Quand les pauvres donnent aux pauvres

Salut et Paix
Un prêtre me raconte: une famille qui a été chercher son ministère pour baptiser ses enfants et qui se trouve au chômage, en difficulté; mais heureusement il y a un petit jardin qui donne des légumes et aussi quelques poules pondeuses. Economie de subsistance.
C'est cette famille qui est venue remercier ce prêtre avec quelques oeufs et légumes dans les mains. Qui a accepté, sans façon, ce don, dont il était tout surpris.
Qu'auriez-vous fait en entendant cette histoire? L'Evangile offre un geste à faire. Cette famille n'a-t-elle pas préféré l'amour de Dieu, personnifié dans ce prêtre qui le leur avait apporté?
Marc 10,30 ne dit-il pas qu'elle doit recevoir au centuple ce qu'elle a donné? Au pied de la lettre un peu compliqué!!! Mais je pouvais être le bras de Dieu et faire le geste que Jésus aurait fait!
Un geste simple, que chacun peut faire même avec un petit budget.
En regardant autour de nous, nous trouverons beaucoup de ces occasions-là d'être le prolongement du bras de Dieu!

dimanche 5 septembre 2010

Le vrai sens de la mort par Romano Guardini

"Il est arrivé quelque chose à la mort lorsque le Christ l'a subie... Il est mort plus réellement et durement qu'aucun autre homme; car la mort est d'autant plus mort que la vie à laquelle elle met un terme est d'ordre élevé. Le Christ est mort autrement que tous les hommes, car sa vie fut d'une vitalité et d'une transparence auxquelles nul homme n'est parvenu. C'est vrai; mais il n'en est pas moins vrai que chaque fois qu'Il parle de sa mort, Jésus ajoute qu'Il ressuscitera. De cette mort qui devait découler du péché, pour ne s'en tenir qu'à cet aspect de conséquence, de la mort tout court, il n'y a pas trace dans la conscience que le Christ a de sa propre vie. Sa mort à Lui était la démarche par laquelle sa vie passa du temps à l'éternité. Et non son âme seule, mais son être humain tout entier, car, après qu'Il fut mort, Il se releva pour une vie nouvelle. La mort du Christ a donné un autre caractère à la mort, lui restituant non la forme, mais le sens de cette fin qu'aurait du être celle du premier homme: la transition à une vie nouvelle, à la fois éternelle et humaine."

Je laisse à Romano Guardini son affirmation d'une mort plus réelle et dure que pour les autres hommes. "Son être humain tout entier" càd sa personnalité humaine, comme je l'ai déjà affirmé. Il ne parle pas de "passage" à une vie nouvelle, mais de "transition"; cette transition qu'explique mon site http://www.nde-au-dela.fr

Romano Guardini, théologien allemand, a "transité" en 1968

mercredi 18 août 2010

Lettre "morale" du 2° siècle !

Cette lettre a été attribuée à Barnabé, celui qui a introduit Paul auprès des Apôtres. Elle est du 2° siècle, donc après sa mort, mais elle doit reflèter ce qu'il enseignait lui-même. Pas obsolète!

Voici quel est le chemin de la lumière. Si quelqu’un veut le suivre jusqu’au but qu’il s’est fixé, il doit s’appliquer avec zèle à ses œuvres. Voici donc la connaissance qui nous a été donnée pour marcher sur cette route.
Tu aimeras Celui qui t’as créé, tu craindras Celui qui t’as formé ; tu glorifieras Celui qui t’as racheté de la mort ; tu seras simple de cœur et riche du Saint Esprit ; tu ne t’attacheras pas à ceux qui suivent le chemin de la mort ; tu haïras tout ce qui n’est pas agréable à Dieu ; tu haïras tout hypocrisie ; tu ne t’élèveras pas toi-même, mais tu seras humble en toute chose ; tu ne t’attribueras pas la gloire ; tu n’auras pas de mauvais vouloir contre ton prochain ; tu ne t’abandonneras pas à l’arrogance.
Tu aimeras ton prochain plus que toi-même ; tu ne supprimeras pas l’enfant par avortement et tu ne le feras pas périr après sa naissance. Tu n’abandonneras pas ton autorité sur ton fils ou ta fille, mais, dès leur enfance, tu leur enseigneras la crainte du Seigneur. Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain ; tu ne seras pas cupide ; tu n’attacheras pas ton cœur aux orgueilleux, mais tu fréquenteras les justes et les humbles.
Tu accueilleras tout ce qui t’arrive comme un bienfait, sachant que rien ne se produit sans la volonté de Dieu. Tu ne seras pas double, ni en pensée, ni en parole, car la duplicité dans le langage est un piège mortel.
Tu partageras tous tes biens avec ton prochain et tu ne diras pas que quelque chose t’appartient en propre, car, si vous possédez en commun les biens impérissables, combien plus les biens périssables ! Tu ne seras pas bavard, car la langue est un piège mortel. Autant qu’il sera possible, pour le bien de ton âme, tu seras chaste. N’aie pas la main tendue pour prendre et fermée pour donner. Tu aimeras comme la prunelle de ton œil tous ceux qui t’annonceront la parole du Seigneur.
Nuit et jour tu te rappelleras le jour du jugement ; tu rechercheras la compagnie des saints ; chaque jour tu chercheras à travailler par la parole, à aller porter l’exhortation en te préoccupant de sauver ton âme par le ministère de la parole, ou bien à travailler de tes mains pour racheter tes péchés.
Tu n’hésiteras pas à donner, tu donneras sans murmurer, et tu connaîtras quel est Celui qui récompense largement. Tu garderas ce qu’on t’a confié, sans ajouter ni retrancher. Jusqu’au bout tu haïras le mal. Tu jugeras avec justice. Tu ne provoqueras pas de divisions, mais tu rétabliras la paix en rapprochant les adversaires. Tu confesseras tes péchés. Tu ne viendras pas à la prière avec une conscience mauvaise.
Tel est le chemin de la lumière.