jeudi 8 mai 2014

Aimer son prochain

            « Nous construisons, nous voyons tout, en fonction de notre propre moi. Construire, voir avec les yeux de Dieu, aimer selon le Christ, c'est être bon envers celui qui a besoin de notre bonté « Benoit XVI
          Dans les années 50 quand j'étais au Centre Richelieu, paroisse étudiante de la Sorbonne  où je faisais des études de maths, nous avions un prêtre directeur Maxime Charles.
         Il nous  laissé un souvenir ineffaçable, nous a imprégnés de sa vie avec Dieu. Les étudiants et aussi les jeunes prêtres qui, avec les responsables laïcs des amphis, nous évangélisaient et instruisaient. Pas toujours bien compris de sa hiérarchie!
       Récemment j'ai entendu un prêtre âgé qui racontait du Cardinal Lustiger quelle reconnaissance et quelle admiration il avait pour cet homme. Outre Jean-Marie Lustiger, frais émoulu du séminaire, il y avait aussi Etienne Hamel et Michel Coloni devenu Evêque de Dijon.
        J'ai compris avec lui ce que voulait dire aimer son prochain. Cela illustre bien la phrase de Benoit XVI
        A la guerre d'Algérie on l'appelle auprès d'un soldat blessé au ventre, intransportable, destiné à mourir sur place. Il arrive: « Veux-tu un prêtre?
Non j'en veux pas! Veux-tu un copain? Oui je veux bien « Alors il s'est mis à lui raconter des histoires de soldats, de ces histoires bien grasses, bien marrantes, qui font toujours rire, même dans les pires moments. Le soldat est mort en riant.

        

dimanche 4 mai 2014

Jésus ou le Fils ?

   Sur une réflexion de l'émission juive du dimanche 27 Avril sur FR2
                   Les chrétiens disent: la Sagesse c'est Jésus.     

            Jésus est le Fils de Dieu c'est entendu mais le Fils de Dieu est-Il toujours Jésus?
            Non, si je veux regarder la différence du point de vue humain. Pas du point de vue de Dieu pour qui le temps, le déroulement du temps n'a de sens que pour nous, les humains, dans sa relation avec les humains. La création du temps par Dieu est le fondement de la création, est la mise en ordre du chaos (Gn 1,2)
      Au livre des Proverbes, chapitre 8 versets 22 à 32, nous avons une description de la Sagesse, enfantée avant la création et maître d'œuvre, et trouvant ses délices parmi les hommes à qui elle conseille d'écouter ses voies.
     Pour les juifs, il s'agit de la Torah primitive qui a été révélée par YHWH au peuple hébreu à un moment donné de son histoire, sous la forme orale puis écrite de la Torah
     Pour la TOB (note de Pr 8,24) «s'amorce la question de l'être mystérieux de cette Sagesse à laquelle serait assimilé le Christ > Sagesse de Dieu < incarné en Jésus« (note de 1 Cor 1,30)
                 Trop souvent on entend dire la Sagesse c'est Jésus.
     Jésus est l'Incarnation du Fils de Dieu qui s'est réalisée pour nous les humains à une date précise. Jésus n'existe à la création du monde que pour Dieu, comme tous les humains, car Dieu est hors du temps. Abraham est passé hors du temps à sa mort: > il a vu mon jour et il a été transporté de joie < (Jn 8,56)
     Jn en 1,1-3 parle du Logos, traduit par Verbe. Jn ne parle de l'Incarnation du Verbe qu'au V 14 > Et le Verbe s'est fait chair < Que veut-il dire au V9 > Le Verbe était la vraie lumière qui en venant dans le monde illumine tout homme la Torah
donnée au peuple juif pour qu'il la transmette? Ce qu'il a fait puisque Jésus a pu venir l'accomplir (Mt 5,17)
     La Sagesse est le Verbe, le Fils de Dieu, et tout a été fait par Lui (Jn 1,3) car Il est l'expression d'un Dieu transcendant, YHWH, qui l'engendre dans son aujourd'hui.
L'expression de YHWH, la Sagesse, s'est manifestée dans la Torah donnée au peuple juif, puis par son Incarnation en Jésus. Le Sagesse de nature divine s'est incarnée dans la personne de Jésus dont la nature humaine a été créée pour qu'Elle soit perceptible aux humains.
         Jésus a les deux natures:
Une, incréée (non-créée) mais engendrée (càd "est" comme YHWH "est")
L'autre créée avec l'aide de la Vierge Marie à une date précise.
         En disant ce raccourci, la Sagesse c'est Jésus, nous la réduisons à la nature humaine de Jésus et nous lui donnons une date de création!

        

samedi 19 avril 2014

Vendredi Saint écrit en 2010 Année A

Is 52,13-53,12                       Hb 4,14-16 ; 5,7-9              Jn 18,1-19,42
Commentaire d’Isaïe
Combien croient que leur place à l’église les dispense des devoirs envers le prochain. Combien rêvent de violence envers ceux qui suivent d’autres religions. Combien comptent sur « l’amour de Dieu » pour qu’Il méprise ce qu’a été leur vie sur terre. Combien ne voient dans la religion qu’une thérapie pour se débarrasser de tout reproche de leur conscience. Combien accusent les juifs de s’être débarrassés de Jésus pour des raisons politiques ou religieuses, en gommant la valeur rédemptrice de la croix. Combien s’imaginent que Dieu pardonne sans qu’ils aient à faire le moindre geste pour Lui demander pardon. > Or c’est à cause de nos péché qu’Il a été broyé, frappé à cause des péchés de son peuple < > Ayant fait de sa vie un sacrifice d’expiation, Il justifiera les multitudes, Il a intercédé pour les pécheurs < pour ceux qui se reconnaissent pécheurs et convertissent leur vie.



dimanche 23 mars 2014

3° Dimanche de carême année A écrit en 2007

           Ex 17,3-7        Rm 5,1-2.5-8                          Jn 4,5-42
Jésus avait-Il besoin de sortir de ce milieu rigoriste juif ? Faire un peu éclater les conventions ? N’y avait-il pas de quoi puiser l’eau au puits de Jacob ? Ou l’Esprit-Saint souhaitait-Il cette rencontre et la provoqua ? Ce récit nous montre que Jésus assumait pleinement son rôle, sa fonction de Messie, mais qu’Il ne pouvait se dévoiler qu’en milieu païen ou hérétique, où le sens de ce mot n’avais pas été biaisé par les penseurs juifs toujours acharnés à expliquer l’Ecriture à leur façon. > Le Seigneur est-Il vraiment au milieu de nous ? < Nous le croyons mais nous n’acceptons pas qu’Il se manifeste. Nous le croyons mais nous n’acceptons pas que la Résurrection Lui ait donné une cosmose renouvelée. Nous le croyons à condition que cela reste une idée intellectuelle d’un Verbe non incarné. Nous > espérons avoir part à la gloire de Dieu < mais nous refusons d’y rencontrer Jésus, Celui qui > fatigué par la route s’est assis (un jour) là au bord du puits <



vendredi 14 mars 2014

Jeudi de la 1° semaine de carême écrit en 2007

Esther 14, 1.3-5.12-14                               Mt 7, 7-12
A suivre le commandement de Jésus, nous risquons toujours quelque chose : notre tranquillité. Ne pas réagir si notre voisin est bafoué, c’est ne pas risquer de l’être à notre tour, et c’est plus confortable. Nous ne faisons pas de mal au sens de l’Ancien Testament, en nous abstenant d’aider les autres. Et bien des chrétiens pensent ainsi. Jésus, au contraire, nous dit qu’en s’abstenant de faire du bien aux autres, nous sommes coupables. Que nous devons risquer pour les autres ? Le péché par omission dit au Confiteor, est justement celui-là dont peu de personnes s’accusent. Savent-elles ce que c’est ? Qui leur a dit que omission n’était pas oubli ? Et dans ce que nous risquons pour les autres, nous ne sommes pas seuls, au contraire. Dieu a le souci de nous protéger, de nous aider dans nos actes faits au mépris de nous-mêmes. Esther, de toute façon, risquait sa vie, soit devant le roi, seule, soit avec son peuple. Son père adoptif le lui a souligné. Jésus a risqué Sa vie, l’a perdue face aux chefs juifs, et notre gloire dans son imitation sera la même que la Sienne : Résurrection.

dimanche 9 mars 2014

1°dimanche de carême année A Texte écrit en 2008

10/2     1° dimanche de Carême
Gn 2,7-9 ; 3,1-7a                 Rm 5,12-19                                      Mt 4,1-11
Il est bien difficile de comprendre le système rabbinique qui conduit Paul à son raisonnement sur Adam. Mais (et c’est juste là que le Saint Esprit me guide complètement) au lieu de regarder Adam comme l’homme primitif, si nous le regardions comme le début de chacun d’entre nous ? L’enfant veut tout savoir et s’emparer du savoir à lui tout seul. Il veut aussi décider de ses actions. Ce sont les parents ou les éducateurs ou la violence de la rue qui vont lui apprendre qu’il est nu, impuissant. Si bien que le jour où il arrivera à se reconnaître créature et pécheur, Jésus pourra lui donner la vraie connaissance, celle de l’amour du Père pour lui. Il n’y arrivera que s’il accepte de vivre de la Parole, de la familiarité avec la Parole/Jésus, de la grâce qu’Il nous a apportée. Nous accepter nus, fragiles, pour que la force du Christ soit complètement la nôtre. Ouvrir nos mains vides de toute recherche de connaissance pour qui le Saint Esprit et Lui seul, les remplisse et adorer la Sainte Trinité.


dimanche 9 février 2014

Sur l'homélie du pape François sur la mort le 6/2/14

Demander la grâce de mourir dans l'Eglise, dans l'espérance, en témoin du Christ
          homélie du pape François du 6 Février 2014           

                       J'ai adopté un fils de 7 ans, s'il n'a pas pu s'ouvrir, je l'ai mis sur une route qu'il a pu suivre comme les autres. Avec l'aide d'un CAT, j'ai planté une dizaine d'arbres. Comme syndicaliste, j'ai aidé au respect des personnes. Ce dicton populaire cité par le pape François, me colle à la peau: « Tout humain doit, dans sa vie, laisser un fils, planter un arbre, et écrire un livre «
         Mon héritage n'est pas là mais dans le message que Dieu a réussi à me confier, après 40 ans de refus de ma part. Dieu s'est servi de ce délai pour attendre que l'opinion sur les NDE mûrisse: j'ai écrit Son livre (paru en 2007) et créé Son site.
        La réponse aux Pères du Concile:« nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon connue de Dieu, la possibilité d'être associés au mystère pascal « (Gaudium et spes 1,22)  et à l'interrogation de tous: que se passe-t-il à la mort? Dans la zone de la mort que Benoit XVI a introduite dans Youcat (n° 337)
        Le déclencheur en a été le site, grâce à l'Evêque qui m'a reçue ermite et reconnue faite mystique par Dieu en 2005, qui est parti à Rome comme son conseiller personnel et qui est depuis peu à la Bibliothèque Vaticane. Il le lui a fait connaître. Grâce aussi à Padre Pio qui a offert une NDE totale accompagnée d'un miracle inédit au Père Jean Derobert. Chaque mystique apporte sa pierre!
       Un Evêque ne devrait-il pas accepter les actions de son prédécesseur? Pourquoi mon Evêque m'a-t-il rejetée en me voyant, heureuse, épanouie, et en jean! En Novembre 2009 et depuis. Discréditation auprès de médias. Humiliée sans conséquence tant que la révélation privée n'était pas terminée et prise en compte par l'Eglise. Atteinte grave à la diffusion de vive voix de ce message, qui aurait pu être accompagné de réponses à des interrogations dont je n'ai pas idée moi-même.
           « Je n'ai pas été chargée de vous le faire croire mais de vous le dire «. Bernadette Soubirous a emporté bien des secrets sur Marie que l'Eglise n'a pas voulu lui demander.
            J'ai été chargée de donner ce message, pas de le diffuser moi-même. Je vais partir et je sais où je vais. Je vais retrouver Celui qui me parle depuis mes 16 ans, que j'ai vu, dont j'ai vu la Gloire et qui m'a donné cette prière de feu connue de bien des mystiques. Mes écrits, comme ceux de B. Soubirous, et de bien d'autres, seront à disposition.