samedi 28 juillet 2012

Quand St Augustin n'invente pas afin de cacher son ignorance


Citation extraite de Magnificat
      Quand St Augustin commente ici l'apparition du Ressuscité à Marie-Madeleine

> Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père < (Jn 20,17) Qu'est-ce que cela veut dire? S'Il n'est pas touché quand Il se tient sur terre, comment pourrait-Il être touché par les hommes quand Il est assis dans le ciel? Pourtant, avant de monter au ciel, Il a proposé à ses disciples de Le toucher, comme l'atteste l'Evangéliste Luc: > Touchez-moi et voyez qu'un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que j'en ai < (Luc 24,39) et Il a dit à son disciple Thomas: > Mets ton doigt ici et vois mes mains; approche ta main et mets-là dans mon coté < (Jn 20,27)
Ou bien donc ces paroles: > Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père < ont été dites en ce sens que cette femme était la figure de l'Eglise des nations qui n'a cru dans le Christ qu'après qu'Il fut monté vers le Père, ou bien Jésus a voulu montrer que croire en Lui, c'est-à-dire Le toucher spirituellement, c'est croire que Lui et le Père sont un (Jn 10,30). > Ne me touche pas < c'est-à-dire ne crois pas en moi selon l'opinion que tu as encore de moi. En effet, ne croyait-elle pas encore charnellement en Celui qu'elle pleurait comme un homme? > Je ne suis pas encore monté vers mon Père < dit-Il; tu me toucheras quand tu croiras que Je suis Dieu.

La solution n'est pas dans celle qui a été répandue ensuite: inventer une autre traduction, « ne me retiens pas « ce qui pouvait alors donner lieu à de très belles méditations! Traduction qui ramenait Jn 20,17 à l'imitation de la rencontre des femmes avec Jésus ressuscité (Mt 28,9)
La solution est dans ce que Jésus a pris la peine de m'expliquer et de me détailler, car j'étais incapable d'autant de précision, et que j'ai écrit dans le site http://www.nde-au-dela.fr  dans les articles  des actualités les 29/08/07 et 14/09/07

samedi 14 juillet 2012

Comment devenir riche ????


    A ma sortie du carmel (*), j'ai appris qu'il fallait parfois se battre pour ramasser les feuilles de salade tombées des voitures des marchandes de quatre saisons: elles chassaient les clients clandestins. J'ai aussi appris à économiser beaucoup, vivre de peu, à ne rien gaspiller, à ne pas user pour ne pas avoir à remplacer l'indispensable dont on se sert.
   Pour pouvoir devenir propriétaire, j'ai logé deux ans dans une cabane à outils sur «mon« terrain, munie seulement d'une arrivée d'eau.
   J'ai préféré attendre l'âge prévu, 65 ans, pour le service de la retraite supplémentaire offerte par IBM, indispensable pour garder ses cadres, et l'obtenir à taux plein. Comme je n'avais commencé à travailler qu'à 28 ans, le montant des retraites cadres n'était pas, à 58 ans, l'âge où j'ai pu partir, très élevé. Contrairement à ceux qui ont préféré la toucher à 60 ans, j'ai une belle retraite, des goûts très simples et un train de vie très économique.
                  C'est ainsi qu'on devient riche!
   Et j'utilise maintenant un autre moyen. Après avoir voyagé beaucoup au début de ma retraite, ma vie a basculé. En plus de quelques bonnes tables dans des régions françaises variées, j'ai visité, la Norvège, Cuba, le Canada, la Belgique et la Hollande, L'Allemagne du sud et la Suisse, le Maroc, la Nouvelle Calédonie, Tahiti et les Iles Marquises, le Kenya et la Tanzanie, et enfin Madagascar. Là où le Seigneur m'a cueillie pour le travail qu'Il m'avait demandé à 26 ans et que j'avais refusé: écrire sur la NDE, en donner sa signification. Il m'a laissé faire encore un dernier voyage auquel je rêvais beaucoup: les Galapagos auxquels j'ai joint l'Equateur et le Costa Rica, proches; plus quelques jours pour admirer les icônes en Russie.
    Le Seigneur m'a demandé d'être ermite dans le pied à terre que j'avais acheté pour me reposer entre deux voyages. Depuis 10 ans, ils se sont bornés à des allers-retours quotidiens entre mes 50 m2 et une église où je participe à la messe!
   Ceux qui pensent que c'est mon imagination qui raconte cet appel sonore de Jésus dans cette église malgache vide, connaissent-ils des exemples de changement de vie aussi radical avec une histoire inventée? Et que la mission dont Il m'a chargée est un caprice de gourou? « L'apôtre doit manifester par sa vie la gratuité de Dieu et de son Royaume « (Michel Hubaut) J'ai, par an, de quoi faire deux fois le tour du monde. Ce sont les enfants perdus et les lépreux de Madagascar qui en profitent. Ils ne le gaspillent pas et moi je consomme très peu. Je suis riche, encore plus, par ce partage, qui m'ouvre grand les richesses du Royaume.
    Je suis heureuse d'avoir tant économisé et d'avoir profité de ces voyages. Et maintenant d'offrir aux enfants maltraités, abandonnés, malades, une vraie vie d'adulte dans cette grande Ile qui est si belle: Madagascar
(*) voir " Une ermite au coeur de la ville " chez Salvator
  

lundi 2 juillet 2012

Cyrille d'Alexandrie et Theotokos


 27Juin    St Cyrille d'Alexandrie qui a soutenu « Marie, mère de Dieu «

Theotokos, Mère de Dieu. Les théologiens du Moyen Orient ont eu du mal à faire passer cette vérité. Encore beaucoup de chrétiens ne voient en Marie qu’un simple réceptacle physique du Fils de Dieu, montrant ainsi quel mépris ils montrent à toute femme. Car c’est bien à cette jeune femme, toute ordinaire que nous disons > bienheureuse < comme nous le demande le Saint Esprit dans ce texte de Luc. Elle a calqué, en bonne juive, son hymne de louange dans un hymne ancien, dans une histoire plus ancienne, afin de raccorder le Premier Testament au Deuxième Testament. Raccorder la Nouvelle Alliance que Jésus scellera de son sang, à l’Ancienne Alliance. Nouvelle Alliance qui ne pourra pas être ébréchée comme a été si souvent, l’Ancienne. Toute femme a mission de donner au monde ce qu’elle reçoit de Dieu parce qu’elle est son relais.
> Avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte <. Dieu a eu la délicatesse de donner à Marie, quelques jours après, la confirmation de sa grossesse. Marie a dit à Joseph qu’elle était enceinte avant de partir aider Elisabeth. Mais elle n’a pas donné l’origine de son début de grossesse. Joseph ne voulut pas d’emblée, faire un éclat. Et l’ange du Seigneur lui révéla quelle était l’origine de cette grossesse inattendue. > Il prit chez lui son épouse < comme il en avait le droit, mais respecta chez Marie ce mystère. Ainsi quand Marie revint de chez Elisabeth, enceinte de trois mois, tout était normal aux yeux des voisins. C’est ainsi que Joseph, complice de Dieu, donna à Jésus sa filiation davidique. Sera-t-il le Messie ? Ou le grand prophète qui doit venir avant ? Isaïe l’appelait « Emmanuel ». L’ange du Seigneur a redit à Joseph ce qu’il avait dit à Marie, > tu lui donneras le nom de « Jésus » <  Un nouveau roi qui > règnera en vrai roi < ? Le couple n’a pas cherché à extirper à Dieu le contenu du mystère, c’est là sa grande humilité. Merci de m’avoir donné la vérité.

Extrait des commentaires des textes de la messe année 2009. Sur Mt 1,18-24 et Luc 1,46-56


 Blog tellement performant qu'il faut 3 jours pour s'en servir!

mercredi 16 mai 2012

Livre " L'oraison de mon chien " sur Amazon Kindle

Comme un chien ne quitte pas des yeux la main de son maître,


Ainsi nous levons nos regards vers le Seigneur notre Dieu

(cf Ps 123/122)



Vous aimez les chiens ? Vous en avez peut-être un, ou plusieurs ? Alors ce livre est fait pour vous ! Vous êtes plutôt « chat » ? Je crains que nous ne puissions pas avoir la même oraison !

Ce livre est ma spiritualité d'ermite qui vis en union étroite avec Jésus, mise sous forme d'allégorie. La relation de l'être humain avec Dieu, qui s'appelle la prière, peut être décrite de façon simple et directe comme la relation du chien avec son maître. Sur tous les continents, le chien est pour l'homme le compagnon des bons et des mauvais jours. Il ne manque pas d'intelligence et il a surtout une qualité: il vit AVEC son maître, il vit DE son maître.

Si je suis une spécialiste du comportement du chien ce n'est pas un hasard. Pendant presque 50 ans j’ai vécu pour mes chiens, et ma dernière chienne, née chez moi bien sûr, vient de partir à près de 17 ans. Nous avons vieilli ensemble. J’ai vécu pour mes chiens, j’ai vécu avec mes chiens, j’ai vécu par mes chiens. Car Ils m’ont donné une raison de vivre. (voir « Une ermite au cœur de la ville « Salvator )

Entre le chien et son maître, il existe une relation forte, presqu’un mimétisme. Le choix de la race du chien reflète la personnalité du maître. Le chien adopte les allures, libres ou compassées du maître. Il y a un échange qui s’établit entre eux : beaucoup du maître passe dans le chien, un peu du chien prend consistance dans le maître.

La vie avec Jésus, telle que je la décris, comme un chien vit avec, de, son maître, est accessible à tous; elle conduit à la contemplation, dite la forme la plus haute de la prière, mais aussi la plus simple!



Sur http://www.nde-au-dela.fr à la fin de « Qui a fait «, vous avez un lien direct

et une rubrique pour le livre « Une ermite au cœur de la ville «





mercredi 7 mars 2012

A qui donc Jésus paye-t-Il cette rançon?

> Le Fils de l'Homme est venu pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude < Matthieu 20,18 traduction liturgique

> Délivre-moi de tous ceux qui me trahissent; ne laisse pas les sots rire de moi.
Je reste donc muet, je ne proteste plus, puisque c'est Toi qui m'as mis dans cet état.
Mais renonce à me frapper davantage, je n'en peux plus des coups que ta main me porte. Tu corriges l'homme en punissant ses fautes. <
Psaume 39/38 versets 9 à 12 en français courant

Un ancien commentaire sur le texte de Matthieu, dit: « Faux problème, celui de savoir à qui a été payé cette rançon « C'est ainsi qu'on élimine la question!
La souffrance humaine existe, elle a été amenée par les humains, et vient généralement d'une source humaine accentuée par l'œuvre du démon qui pousse l'humain à mal faire.
Si cette souffrance n'est pas une épreuve que Dieu constate et accepte de ne pas supprimer en donnant la grâce nécessaire pour que nous en profitions pour expier nos péchés càd nous convertir et nous rapprocher de Dieu, alors elle est nocive complètement. Il faut la supprimer radicalement par l'euthanasie ou le suicide.
Si toute souffrance est bien un moyen que Dieu n'inflige pas (sauf les souffrances spirituelles qui sont très lourdes) mais dont Il se sert pour ramener l'humain, les humains à Lui, et pouvoir leur offrir la joie sans fin, alors nous avons tous à souffrir et d'une façon incroyablement pénible. Car cette souffrance, nous le constatons bien, est le seul moyen que nous avons pour nous rappeler Dieu, pour nous purifier de nos péchés et devenir assez saints pour aller vivre avec Dieu.
Aussi Jésus a pris sur Lui la plus grosse part de cette souffrance. C'est Lui qui échange avec nous notre souffrance par la sienne vécue sur la croix, à notre place, pour nous offrir sa grâce, son soutien, pour que nous puissions nous convertir dans le peu de souffrance qu'Il nous laisse. Il rachète la souffrance qui devrait être celle infligée à notre nature pécheresse pour pouvoir entrer au paradis.
A qui est payée cette rançon? A la nature humaine faussée par le péché!

jeudi 16 février 2012

Vivre avec Dieu au jour le jour

Vivre avec Dieu, c'est d'abord vivre avec le Fils incarné, Jésus-Christ. Donc c'est vivre d'abord avec un homme, qui a des réactions masculines et sa personnalité bien différente de la mienne. Un homme qui est Dieu et dont l'amour vient lire en moi comme dans un livre ouvert parce que je ne garde farouchement pour moi aucune de mes pensées, comme tout humain peut le faire. Mes cris de joie, mes chants de fête, mes coups de gueule, mes critiques violentes, mes désirs, mes volontés, mes idées, mes reproches, mes rigolades… Amour plein, non fusionnel.
Je n'ai pas besoin d'admirer une fleur pour penser à Lui comme le recommandent les bons auteurs! Mais je Lui demande, par exemple, de me rappeler telle chose à faire parce que je ne peux pas momentanément la marquer quelque part. Comme Il sait que ma mémoire qui n'a jamais été bonne, n'a pas été améliorée avec l'âge, Il me le remet en mémoire au moment voulu. D'autant que souvent c'est une action à faire pour Lui.
L'autre jour, je cible une poste comme but de promenade en passant par le jardin public. Cela fait des années que je ne suis pas venue dans ce quartier qui a changé de visage. Au bout de la rue, une petite voiture jaune qui va se garer… Je Le remercie, car je sais que c'est Lui qui me manifeste ainsi sa tendresse d'homme bien aidée par sa nature divine. Des attentions de Jésus, un livre, un gros livre n'y suffirait pas, nous ne nous quittons pas, par la Prière de Jésus chère aux ermites du désert. Je l'ai dit déjà, Jésus prend soin de moi comme Il a pris soin de Marie quand elle était devenue âgée.
Quand ma dernière chienne est partie, je Lui ai demandé de m'aider à faire disparaître toute trace des chiens qui m'avaient accompagnée ici ces 15 dernières années. Pour cela j'avais impérativement besoin de mes deux bras pour décrocher du plafond de la resserre, les sièges de voiture retirés pour laisser place à une vaste cage. Pour 5/6 chiens de petite taille. Mon bras droit, abimé en 2005 ne peut pas monter plus haut que l'équerre et depuis 2008 ma chute sur cette épaule avec en prime l'agression de ma voisine, ne me sert presque pas, surtout pas pour dire bonjour puisque il reste collé au corps. Aucun problème, j'ai décroché et posé par terre les sièges avec mes deux bras. «Il est fragile« m'a-t-Il dit. Pas fait pour porter des charges lourdes, mais il est aussi performant que le bras gauche, bien content de ne plus tout faire!
J'ai arthrose, arthrite et tendinite à répétition et je les supporte, mais si j'ai un problème, je sais qu'Il est là, comme Il a été là pendant les 4 ans du harcèlement de ma voisine.
Il y a un échange permanent entre Lui et moi, et moi et Lui. Un compagnon amoureux très présent avec qui je peux échanger des paroles. Il m'indique quel travail Il me demande de faire, comme cet article sur le blog, et m'aide à le faire (je tape ce soir presque sans erreurs!) Un respect plein d'adoration de ma part et une relation toujours voulue, pas parfaite bien sûr, mais solide, avec un désir constant de m'efforcer de Lui plaire. Quelques brouilles passagères comme pour tous les couples car nous n'avons pas le même tempérament, qu'Il me pardonne. Homme-Dieu, Il me conseille, me dirige, Il m'aime!

lundi 6 février 2012

Le pourquoi de la souffrance, même explication, deux formulations différentes

Comme Romano Guardini (théologien allemand réputé) et moi nous avons le même Dieu, si nous avons des formulations différentes, les idées viennent de la même source!

Voici ce que j'ai écrit le 5/2/12 dans un post au groupe des soins palliatifs de FB

Pourquoi le foetus sort de l'utérus et devient un bébé? Parce que la mère lui inflige la souffrance de l'expulsion. A-t-il envie de sortir? Non. Il est bien et ne peut imaginer ce qu'il va trouver: une vie bien meilleure car autonome. On ne peut pas lui expliquer. Les émistes qui ont eu l'expérience de la NDE sont là pour témoigner d'une vie bien meilleure. La souffrance sur terre est là pour y faire réfléchir. Tant que les humains n'auront pas tous compris, la souffrance devra exister.

Et de Romano Guardini ce texte publié dans le Magnificat au 6/2 et que je lis aujourd'hui

Pour le Christ qu'est-ce que guérir?
On a dit de Jésus, qu'il était l'ami des hommes, le philanthrope plein de bonté! Notre temps a une prédilection pour les œuvres sociales et caritatives; il a donc voulu voir en Jésus le grand réformateur social, voyant les misères des hommes et cherchant à les soulager. Mais cette vue est fausse. Jésus est plein de charité assurément. Il compatit aux souffrances humaines. Le cœur Lui en fait mal, au point que les Evangiles qui mentionnent si rarement les émotions de leurs personnages, disent: > Il vit une grande multitude et Il en eut compassion, parce qu'ils étaient comme des brebis sans pasteur < (Mc 6,34) Néanmoins, Jésus n'est pas seulement une nature charitable, un grand cœur, un homme social bien doué, poursuivant et soulageant la souffrance humaine, voyant les abus et cherchant à y porter remède, se révoltant contre les différences de classes et bataillant pour la justice. C'est que pour Lui la souffrance est beaucoup plus profonde, affectant les racines mêmes de l'existence, s'identifiant avec le péché et l'éloignement de Dieu. Il la voit trop, dans l'existence humaine, comme un point d'insertion, au moins possible, une ouverture du coté de Dieu; comme une suite du péché, mais aussi comme un moyen de purification et un chemin du retour; cette idée est exprimée clairement par les paroles de Jésus sur la nécessité de Le suivre en portant sa croix (Mt 16,24)