mercredi 3 octobre 2012

S.A.V.


       Qui ne connaît le problème de l'appareil qui fonctionne parfaitement dans les mains du vendeur et se détériore à la première utilisation pourtant conforme à la notice fournie?
       Et quand Dieu répare un élément de notre cosmose, sa réparation est-elle en trompe l'œil ou résiste-t-elle à l'usage?
       Un amie était diabétique grave. Une plaie s'était faite à son  pied, qui ne guérissait pas. A l'époque c'était courant, car le diabète était moins bien maitrisé qu'aujourd'hui. Ayant eu la possibilité de participer à un pèlerinage à Lourdes, son pied fut guéri dans un plongeon dans la piscine.
     Quand je l'ai invitée à participer au week-end pélé des étudiants de la Sorbonne à Chartres, en 1956, elle a refusé d'emblée de peur de se blesser bêtement encore aux pieds. Et porter un sac à dos avec le nécessaire pour la nuit, ne lui était pas possible. Aucun problème: « les gars se relaieront pour porter ton sac à dos. Et si la Vierge Marie a guéri ton pied, elle va assurer la parfaite conservation des deux! « Ainsi fut fait. Elle a pu participer à ce pélé et en a tiré une grande confiance en Dieu. Désireuse de se marier et d'avoir un bébé exempt d'hérédité diabétique, elle a eu une très jolie petite fille parfaitement saine et a pu, devenue aveugle, l'élever quelques années avant de la laisser à son mari et de veiller sur elle, invisible, dans l'ombre de la mort. J'ai encore une image de ce pélé, sur l'Esprit Saint, avec sa signature!
     En Mars 2008, j'ai vilainement chuté sur l'épaule et le bras doit. Ce bras avait déjà eu un problème quelques années auparavant et ne dépassait pas l'équerre, càd que je ne pouvais boire un verre d'eau entier avec. Le chirurgien était pessimiste. Le Kiné, impuissant, d'autant que la voisine qui voulait me faire partir de son immeuble pour que ma chienne laisse toute la place à sa propre chienne, m'a sérieusement agressée. Donc un bras doit qui ne pouvait servir que posé sur une table.
    Quelle bonne idée Dieu a eu de nous donner deux bras: Quand on en a plus qu'un seul, on la découvre géniale! En Octobre 2011, j'ai eu besoin de deux bras pour ranger certaines affaires, lourdes, liées à ma chienne âgée qui venait de partir. Jésus me l'a complètement guéri: « Fais y attention, il est encore fragile « Il est valide, je l'utilise normalement sans forcer, donc devient de moins en moins fragile. Mais il lui arrive de me faire mal, pas beaucoup mais … Alors je le désigne à Jésus: «il me fait un peu mal! « En moins de 15 minutes, il ne me fait plus mal!
    Combien de fois par semaine je Le remercie de ce bras droit? Je n'ai pas compté! Mais une fois de plus se vérifie le constat. Si je n'avais pas eu ce problème, aurais-je pensé à Le remercier d'avoir deux bras? La meilleure preuve, combien de fois est-ce que je Le remercie d'avoir deux jambes pour me déplacer, 10 doigts, etc … Et VOUS ?
    
     


vendredi 7 septembre 2012

Mais si, Dieu est tout puissant !


        J'ai vécu 50 ans avec des chiens, beaucoup de chiens, presque tous nés chez moi.  J'ai fait le maximum pour qu'ils soient heureux et j'ai refusé de vendre un chiot chaque fois que j'estimais que l'acheteur ne saurait pas le rendre heureux. Pour eux j'étais dieu tout puissant. Heureux dans la liberté que je leur laissais, car ils ne cherchaient pas autre chose. Ils m'ont aimée. Mais chez un chien, l'amour qu'il donne, la liberté dont il peut profiter, sont ajustés à sa capacité de compréhension, de satisfactions matérielles et émotionnelles. Un être humain ne désire-t-il pas plus? On peut regretter que l'univers comporte des créatures d'un niveau plus élevé que le chien, le singe ou le dauphin càd reprocher à Dieu d'avoir créé les humains. Mais celui qui Lui fait ce reproche, ne peut le formuler que parce qu'il est humain!
     Un humain a le droit de faire des reproches à Dieu parce qu'il a reçu de Lui la liberté et la capacité de s'en servir, la liberté de choisir qui aimer d'un amour qui n'a aucune mesure avec l'amour que donne un chien. Il peut dire à Dieu: « Si Tu es bon et tout puissant, pourquoi as-Tu créé un monde dont les structures sont faites de telle sorte que des êtres doivent subir des souffrances indicibles « (compte-rendu de «Dio el dolore« de Armin Kreiner, bulletin du Centre Sèvres)
     L'humain met cette liberté en jachère tant que son univers le laisse au niveau du chien, de ses satisfactions matérielles, émotionnelles et cognitives. Quand en bouge-t-il? Uniquement lorsqu'un mal le fait souffrir. C'est alors qu'il découvre qu'il est humain et non pas chien et qu'il est créé pour un bonheur qui n'a aucune mesure avec celui du chien. Qu'il est créé pour connaître Dieu, L'aimer, Le rencontrer, vivre avec Lui.
     Les trois rencontres, inouïes, que j'ai faites avec Lui, et aussi la « prière de feu «, notre destinée, qu'Il m'a donnée à connaître comme à d'autres mystiques, sont expériences phares pour tous. Mais l'humain doit se tourner librement vers Dieu. Alors sa toute puissance a fait un univers pas terminé, non seulement pour que les humains le terminent (point de vue juif), mais aussi pour que par endroits, par moments, il fonctionne de travers et occasionne une souffrance matérielle avec ses conséquences émotionnelles. Les "méchants" de la Bible se chargeant d'en rajouter. L'épisode du déluge dans la Bible nous décrit notre tentation de voir Dieu supprimer tous ces "méchants" càd tous les humains, sauf un seul, Son Fils!
    Cependant aucun humain n'a la possibilité de souffrir assez pour que son intérieur devienne capable d'approcher la pureté de Dieu, le but ultime de sa création (voir l'article précédent). Jésus, par sa mort sur la croix, est venu prendre la plus grande part de cette souffrance. L'expression entendue: «J'ai donné telle goutte de sang pour toi « n'est qu'une incitation à réfléchir. La rédemption est collective. Jésus ne peut assumer la plus grande partie de la souffrance nécessaire à nos conversions que s'Il le fait collectivement, pour un peuple, le peuple de tous les humains. Il "paye" pour nous (voir le mot rançon chez St Paul et l'article du 7/03/12). De même, notre part de souffrance est collective. Chacun ensuite, individuellement (ce que refuse le Rabbin Jacob Neussner) peut s'accrocher, par une décision libre, au peuple des humains sauvés, au Royaume de Dieu. Notre époque est tellement individualiste que nous refusons cette vue collective que Dieu a expliquée dès Abraham: ce n'était pas un homme seul mais un clan important qu'Il a choisi. Tout paysan sait que la pluie arrose collectivement!
     L'amour du prochain, càd la recherche de l'atténuation de la souffrance d'autrui, est là pour corriger les effets du mal sur toute créature dotée de sensibilité émotionnelle. Loi aussi importante que l'amour de Dieu car c'est cette Loi qui perfectionne la création que Dieu tout puissant a volontairement laissée imparfaite, pour qu'en l'accomplissant nous puissions nous accrocher à Jésus, seul capable de nous acheminer vers la vie dans la Trinité. Amour du prochain qui donne aussi le courage de s'offrir pour participer à la Rédemption:
« C'est la pensée fondamentale de toute vie religieuse, mais surtout de la vie du Carmel d'intercéder pour les pécheurs par une souffrance volontaire et joyeuse, et de participer ainsi à la rédemption de l'humanité « (Edith Stein, Ste Thérèse Bénédicte de la Croix)

ajout du 4/11/12


  Nous appelons «mal« tout ce qui cause de la souffrance, mais il faut distinguer la souffrance causée par le mal qui est toujours porté par l'humain, et celle due à la création non terminée. En Luc 13,1-5: Pilate au plaisir cruel et les bâtisseurs de Siloé qui ont rogné sur la solidité de la construction, sont bien les auteurs de la souffrance provoquée. Jésus en tire une conclusion spirituelle, inattendue à première vue.
En Jn 9,1-3 disfonctionnement de la création que Jésus va corriger car Il passe par là. A combien d'endroits n'est-Il pas passé? Ces disfonctionnements appellent une correction de notre part, à son exemple, > pour que les œuvres de Dieu s'y manifestent <
   Nous appelons «mal« tout ce qui cause de la souffrance, mais il faut distinguer la souffrance causée par le mal qui est toujours porté par l'humain, et celle due à la création non terminée. En Luc 13,1-5: Pilate au plaisir cruel et les bâtisseurs de Siloé qui ont rogné sur la solidité de la construction, sont bien les auteurs de la souffrance provoquée. Jésus en tire une conclusion spirituelle, inattendue à première vue.
En Jn 9,1-3 disfonctionnement de la création que Jésus va corriger car Il passe par là. A combien d'endroits n'est-Il pas passé? Ces disfonctionnements appellent une correction de notre part, à son exemple, > pour que les œuvres de Dieu s'y manifestent <
   Nous appelons «mal« tout ce qui cause de la souffrance, mais il faut distinguer la souffrance causée par le mal qui est toujours porté par l'humain, et celle due à la création non terminée. En Luc 13,1-5: Pilate au plaisir cruel et les bâtisseurs de Siloé qui ont rogné sur la solidité de la construction, sont bien les auteurs de la souffrance provoquée. Jésus en tire une conclusion spirituelle, inattendue à première vue.
En Jn 9,1-3 disfonctionnement de la création que Jésus va corriger car Il passe par là. A combien d'endroits n'est-Il pas passé? Ces disfonctionnements appellent une correction de notre part, à son exemple, > pour que les œuvres de Dieu s'y manifestent <


     

jeudi 16 août 2012

La souffrance de la transformation


     «Nous ne pouvons pas être guéris de l'intérieur si nous n'acceptons pas la souffrance de la transformation« (Cardinal Ratzinger dans une homélie de Pentecôte) Benoit XVI a mis en œuvre cette parole quand il a muté de Cardinal plongé dans les études théologiques pour être celui prenait la suite d'un pape voyageur et médiatique. Nous avons tous fait des transformations profondes, des mutations dans notre vie terrestre, parfois difficiles comme cette entrée au collège ou dans la vie professionnelle. Cette souffrance de la transformation n'est pas à accepter passivement ou la mutation se fait mal, voire échoue.
   A notre mort terrestre, arrivés devant Jésus, comme un perchiste arrive devant sa barre, nous subissons l'épreuve de vérité. Sauf pour les martyrs dont la mutation est sur terre et brutale, et dont Jésus parle en Luc 12,42-44, nous échouons. Nous avons à nous transformer pour devenir « divinisables «, pour entrer dans la Gloire de Dieu. Comme sur terre, notre transformation ne peut s'exercer que dans la souffrance. Elle n'est pas un subi passif, elle demande notre participation LIBRE. Qui se manifeste par une demande de pardon (pas de repentir, nous n'avons plus d'actions à notre disposition) qui sera rendue possible par les pardons que nous avons essayé de faire dans notre vie (Mt 18,23-35). Alors Jésus, par ses souffrances sur la croix, faites à notre place, prendra la plus grande part des souffrances qui sont nécessaires à notre purification. A nous de choisir de vivre notre Purgatoire ou de refuser définitivement de suivre Jésus, chemin vers le Père. Une image nous en donnée dans certaines NDE ou par Paul le Simple, Père du désert (Sentences des Pères Série des anonymes chez Solesmes/Bellefontaine n° 599)
      Un de ses disciples accumule de nombreux péchés à l'insu de Paul et meurt. Paul demande à Marie, Théotokos, de lui montrer quelle est sa condition après sa mort corporelle. En extase (NDE ?) il le voit comme pétrifié, porté par deux individus, et sans doute destiné > aux ténèbres extérieures < (Mt 22,13) Paul prie Marie d'intercéder, supplie Dieu d'avoir pitié, jeûne, fait l'aumône pour lui. Marie le lui montrera quelques jours après, venant vers lui plein de joie: «grâce à ton intercession, le Sauveur m'a délié de mes liens, j'étais ligoté par les chaînes de mes péchés«
   Dans certaines NDE, sont vues des personnes infiniment tristes, ligotées ou le dos tourné à la lumière/chaleur de la Gloire de Dieu. Ce sont des personnes qui n'ont pas encore accepté la souffrance de la transformation et pour lesquelles nous avons à prier pour qu'elles s'y décident.
    Ce qu'a vu Paul le Simple, ce que nous voyons dans la NDE, sauf ce qui appartient au monde terrestre, ce ne sont que des images pour nous faire comprendre ce qui se passe réellement. Des paraboles. Le paradis n'est pas jonché de fleurs. Les démons n'ont pas les pieds fourchus. Jésus ne donne pas de coups (Luc 12,47) Pas plus que les images qu'Ezékiel donne (Ez 1,4-28) de sa rencontre avec Dieu, ni la description du Dieu d'Israël (Ex 24,10) > sur un pavement de lazulite < ne sont réelles. Comme un tableau de Francis Bacon nous suggère ce qu'il pense du personnage, Ezékiel nous suggère ce qu'il a ressenti d'une réelle rencontre. Moïse de même. Les Emistes décrivent enfer, paradis, purgatoire, mais ce ne sont que des images destinées à nous faire partager leur réelle expérience SPIRITUELLE.
    De notre mort à la Parousie, seuls Jésus, et Marie par sa Dormition/Assomption, ont leurs cosmoses renouvelées par le Saint Esprit, qui se matérialisent sur terre, comme Ils l'ont montré dans leurs différentes apparitions. Nous « attendons « dans l'ombre de la mort de recevoir, nous aussi, si nous avons accepté notre purification (Luc 12,45-48), notre cosmose renouvelée. («attendons«, … sans temps!)

     Ajout: commentaire d'un extrait de l'Evangile lu le 23/08, Mt 22,1-14 > Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir le vêtement de noce? L'autre resta muet < A celui qui vient de mourir Jésus pose cette même question. La réponse qu'Il attend est une demande de pardon, de purification, du don de ce vêtement de noces. Mais s'il garde le silence, il ne peut rester dans la salle de noces. > jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres <


  

samedi 28 juillet 2012

Quand St Augustin n'invente pas afin de cacher son ignorance


Citation extraite de Magnificat
      Quand St Augustin commente ici l'apparition du Ressuscité à Marie-Madeleine

> Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père < (Jn 20,17) Qu'est-ce que cela veut dire? S'Il n'est pas touché quand Il se tient sur terre, comment pourrait-Il être touché par les hommes quand Il est assis dans le ciel? Pourtant, avant de monter au ciel, Il a proposé à ses disciples de Le toucher, comme l'atteste l'Evangéliste Luc: > Touchez-moi et voyez qu'un esprit n'a ni chair ni os comme vous voyez que j'en ai < (Luc 24,39) et Il a dit à son disciple Thomas: > Mets ton doigt ici et vois mes mains; approche ta main et mets-là dans mon coté < (Jn 20,27)
Ou bien donc ces paroles: > Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père < ont été dites en ce sens que cette femme était la figure de l'Eglise des nations qui n'a cru dans le Christ qu'après qu'Il fut monté vers le Père, ou bien Jésus a voulu montrer que croire en Lui, c'est-à-dire Le toucher spirituellement, c'est croire que Lui et le Père sont un (Jn 10,30). > Ne me touche pas < c'est-à-dire ne crois pas en moi selon l'opinion que tu as encore de moi. En effet, ne croyait-elle pas encore charnellement en Celui qu'elle pleurait comme un homme? > Je ne suis pas encore monté vers mon Père < dit-Il; tu me toucheras quand tu croiras que Je suis Dieu.

La solution n'est pas dans celle qui a été répandue ensuite: inventer une autre traduction, « ne me retiens pas « ce qui pouvait alors donner lieu à de très belles méditations! Traduction qui ramenait Jn 20,17 à l'imitation de la rencontre des femmes avec Jésus ressuscité (Mt 28,9)
La solution est dans ce que Jésus a pris la peine de m'expliquer et de me détailler, car j'étais incapable d'autant de précision, et que j'ai écrit dans le site http://www.nde-au-dela.fr  dans les articles  des actualités les 29/08/07 et 14/09/07

samedi 14 juillet 2012

Comment devenir riche ????


    A ma sortie du carmel (*), j'ai appris qu'il fallait parfois se battre pour ramasser les feuilles de salade tombées des voitures des marchandes de quatre saisons: elles chassaient les clients clandestins. J'ai aussi appris à économiser beaucoup, vivre de peu, à ne rien gaspiller, à ne pas user pour ne pas avoir à remplacer l'indispensable dont on se sert.
   Pour pouvoir devenir propriétaire, j'ai logé deux ans dans une cabane à outils sur «mon« terrain, munie seulement d'une arrivée d'eau.
   J'ai préféré attendre l'âge prévu, 65 ans, pour le service de la retraite supplémentaire offerte par IBM, indispensable pour garder ses cadres, et l'obtenir à taux plein. Comme je n'avais commencé à travailler qu'à 28 ans, le montant des retraites cadres n'était pas, à 58 ans, l'âge où j'ai pu partir, très élevé. Contrairement à ceux qui ont préféré la toucher à 60 ans, j'ai une belle retraite, des goûts très simples et un train de vie très économique.
                  C'est ainsi qu'on devient riche!
   Et j'utilise maintenant un autre moyen. Après avoir voyagé beaucoup au début de ma retraite, ma vie a basculé. En plus de quelques bonnes tables dans des régions françaises variées, j'ai visité, la Norvège, Cuba, le Canada, la Belgique et la Hollande, L'Allemagne du sud et la Suisse, le Maroc, la Nouvelle Calédonie, Tahiti et les Iles Marquises, le Kenya et la Tanzanie, et enfin Madagascar. Là où le Seigneur m'a cueillie pour le travail qu'Il m'avait demandé à 26 ans et que j'avais refusé: écrire sur la NDE, en donner sa signification. Il m'a laissé faire encore un dernier voyage auquel je rêvais beaucoup: les Galapagos auxquels j'ai joint l'Equateur et le Costa Rica, proches; plus quelques jours pour admirer les icônes en Russie.
    Le Seigneur m'a demandé d'être ermite dans le pied à terre que j'avais acheté pour me reposer entre deux voyages. Depuis 10 ans, ils se sont bornés à des allers-retours quotidiens entre mes 50 m2 et une église où je participe à la messe!
   Ceux qui pensent que c'est mon imagination qui raconte cet appel sonore de Jésus dans cette église malgache vide, connaissent-ils des exemples de changement de vie aussi radical avec une histoire inventée? Et que la mission dont Il m'a chargée est un caprice de gourou? « L'apôtre doit manifester par sa vie la gratuité de Dieu et de son Royaume « (Michel Hubaut) J'ai, par an, de quoi faire deux fois le tour du monde. Ce sont les enfants perdus et les lépreux de Madagascar qui en profitent. Ils ne le gaspillent pas et moi je consomme très peu. Je suis riche, encore plus, par ce partage, qui m'ouvre grand les richesses du Royaume.
    Je suis heureuse d'avoir tant économisé et d'avoir profité de ces voyages. Et maintenant d'offrir aux enfants maltraités, abandonnés, malades, une vraie vie d'adulte dans cette grande Ile qui est si belle: Madagascar
(*) voir " Une ermite au coeur de la ville " chez Salvator
  

lundi 2 juillet 2012

Cyrille d'Alexandrie et Theotokos


 27Juin    St Cyrille d'Alexandrie qui a soutenu « Marie, mère de Dieu «

Theotokos, Mère de Dieu. Les théologiens du Moyen Orient ont eu du mal à faire passer cette vérité. Encore beaucoup de chrétiens ne voient en Marie qu’un simple réceptacle physique du Fils de Dieu, montrant ainsi quel mépris ils montrent à toute femme. Car c’est bien à cette jeune femme, toute ordinaire que nous disons > bienheureuse < comme nous le demande le Saint Esprit dans ce texte de Luc. Elle a calqué, en bonne juive, son hymne de louange dans un hymne ancien, dans une histoire plus ancienne, afin de raccorder le Premier Testament au Deuxième Testament. Raccorder la Nouvelle Alliance que Jésus scellera de son sang, à l’Ancienne Alliance. Nouvelle Alliance qui ne pourra pas être ébréchée comme a été si souvent, l’Ancienne. Toute femme a mission de donner au monde ce qu’elle reçoit de Dieu parce qu’elle est son relais.
> Avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte <. Dieu a eu la délicatesse de donner à Marie, quelques jours après, la confirmation de sa grossesse. Marie a dit à Joseph qu’elle était enceinte avant de partir aider Elisabeth. Mais elle n’a pas donné l’origine de son début de grossesse. Joseph ne voulut pas d’emblée, faire un éclat. Et l’ange du Seigneur lui révéla quelle était l’origine de cette grossesse inattendue. > Il prit chez lui son épouse < comme il en avait le droit, mais respecta chez Marie ce mystère. Ainsi quand Marie revint de chez Elisabeth, enceinte de trois mois, tout était normal aux yeux des voisins. C’est ainsi que Joseph, complice de Dieu, donna à Jésus sa filiation davidique. Sera-t-il le Messie ? Ou le grand prophète qui doit venir avant ? Isaïe l’appelait « Emmanuel ». L’ange du Seigneur a redit à Joseph ce qu’il avait dit à Marie, > tu lui donneras le nom de « Jésus » <  Un nouveau roi qui > règnera en vrai roi < ? Le couple n’a pas cherché à extirper à Dieu le contenu du mystère, c’est là sa grande humilité. Merci de m’avoir donné la vérité.

Extrait des commentaires des textes de la messe année 2009. Sur Mt 1,18-24 et Luc 1,46-56


 Blog tellement performant qu'il faut 3 jours pour s'en servir!

mercredi 16 mai 2012

Livre " L'oraison de mon chien " sur Amazon Kindle

Comme un chien ne quitte pas des yeux la main de son maître,


Ainsi nous levons nos regards vers le Seigneur notre Dieu

(cf Ps 123/122)



Vous aimez les chiens ? Vous en avez peut-être un, ou plusieurs ? Alors ce livre est fait pour vous ! Vous êtes plutôt « chat » ? Je crains que nous ne puissions pas avoir la même oraison !

Ce livre est ma spiritualité d'ermite qui vis en union étroite avec Jésus, mise sous forme d'allégorie. La relation de l'être humain avec Dieu, qui s'appelle la prière, peut être décrite de façon simple et directe comme la relation du chien avec son maître. Sur tous les continents, le chien est pour l'homme le compagnon des bons et des mauvais jours. Il ne manque pas d'intelligence et il a surtout une qualité: il vit AVEC son maître, il vit DE son maître.

Si je suis une spécialiste du comportement du chien ce n'est pas un hasard. Pendant presque 50 ans j’ai vécu pour mes chiens, et ma dernière chienne, née chez moi bien sûr, vient de partir à près de 17 ans. Nous avons vieilli ensemble. J’ai vécu pour mes chiens, j’ai vécu avec mes chiens, j’ai vécu par mes chiens. Car Ils m’ont donné une raison de vivre. (voir « Une ermite au cœur de la ville « Salvator )

Entre le chien et son maître, il existe une relation forte, presqu’un mimétisme. Le choix de la race du chien reflète la personnalité du maître. Le chien adopte les allures, libres ou compassées du maître. Il y a un échange qui s’établit entre eux : beaucoup du maître passe dans le chien, un peu du chien prend consistance dans le maître.

La vie avec Jésus, telle que je la décris, comme un chien vit avec, de, son maître, est accessible à tous; elle conduit à la contemplation, dite la forme la plus haute de la prière, mais aussi la plus simple!



Sur http://www.nde-au-dela.fr à la fin de « Qui a fait «, vous avez un lien direct

et une rubrique pour le livre « Une ermite au cœur de la ville «