« Dieu ne change pas ses plans parce qu'on le Lui demande « déclara un prêtre dans une courte homélie, si courte qu'il n'a pas expliqué ses propos et bien des paroissiens en furent scandalisés. Surtout ceux qui, à l'occasion d'un grave accident dans leur famille, prient et font prier toutes leurs connaissances. Si l'issue est "heureuse", ils s'imaginent que c'est leur prière qui a obtenu ce résultat, qu'ils ont influencé Dieu et L'ont fait obéir à leurs désirs! Si l'accidenté a fait un petit tour dans l'ombre de la mort ("zone de la mort" dans le Youcat n° 337) càd a eu une NDE, il en voudra à ceux qui se vantent de l'avoir ramené sur terre!
Luc 11,9 > demandez et on vous donnera…< comme les expressions de l'AT > Dieu se repentit < sont mal interprétées! Il est vrai que c'est délicat car la frontière entre la vérité et les erreurs d'interprétation est mince!
La clé vient d'une remarque souvent oubliée: le temps n'est pas pour Dieu.
Prier pour que quelque chose se réalise est important car cela montre que nous comptons sur Dieu plus que sur nous-mêmes. Prier est bénéficiaire d'abord pour celui qui prie. Puis pour ceux pour qui il prie dans la mesure où ils l'apprennent car ils découvrent ainsi l'amour (agape) du priant pour eux. Ensuite dans la vraie prière, celui qui prie doit se mettre dans l'abandon car il doit savoir que Dieu, "de toute éternité" (suivant la formule consacrée), sait, et sa prière et ce qui va advenir.
Donc la vraie prière colle au vouloir de Dieu, comme le dit 1Jn 5,14-15 > Si nous Lui demandons quelque chose suivant sa volonté, Il nous écoute. Et sachant qu'Il nous écoute quoi que nous Lui demandions, nous savons que nous possédons ce que nous Lui avons demandé < « Dans cette prière, Dieu reconnaît son Esprit « (note de la TOB qui s'appuie sur Rm 8,26-27)
Prier c'est entrer dans le projet de Dieu et plus on entre dans la prière, plus on comprend que nos vues sont courtes et que Dieu donne toujours le meilleur pour chacun de nous, même quand Il semble être contrecarré par la liberté humaine qu'Il a voulue, et décidé de respecter. Le meilleur dans notre chemin vers Lui. Et quel que soit l'objet de notre demande accompagnée de notre confiance en Lui, c'est l'Esprit Saint qu'il nous enverra (Luc 11,13)
S'il y a NDE et non la mort terrestre définitive, le seul responsable c'est Dieu! Celui qui prie pour que l'accidenté revienne sur terre montre son amour pour lui. Et chacun doit accepter l'amour que Dieu leur montre.
lundi 15 octobre 2012
mercredi 3 octobre 2012
S.A.V.
Qui ne connaît le problème de l'appareil
qui fonctionne parfaitement dans les mains du vendeur et se détériore à la
première utilisation pourtant conforme à la notice fournie?
Et quand Dieu répare un élément de notre
cosmose, sa réparation est-elle en trompe l'œil ou résiste-t-elle à l'usage?
Un amie était diabétique grave. Une
plaie s'était faite à son pied, qui ne
guérissait pas. A l'époque c'était courant, car le diabète était moins bien
maitrisé qu'aujourd'hui. Ayant eu la possibilité de participer à un pèlerinage à
Lourdes, son pied fut guéri dans un plongeon dans la piscine.
Quand je l'ai invitée à participer au
week-end pélé des étudiants de la
Sorbonne à Chartres, en 1956, elle a refusé d'emblée de peur
de se blesser bêtement encore aux pieds. Et porter un sac à dos avec le nécessaire
pour la nuit, ne lui était pas possible. Aucun problème: « les gars se relaieront
pour porter ton sac à dos. Et si la Vierge
Marie a guéri ton pied, elle va assurer la parfaite
conservation des deux! « Ainsi fut fait. Elle a pu participer à ce pélé et en a
tiré une grande confiance en Dieu. Désireuse de se marier et d'avoir un bébé
exempt d'hérédité diabétique, elle a eu une très jolie petite fille
parfaitement saine et a pu, devenue aveugle, l'élever quelques années avant de
la laisser à son mari et de veiller sur elle, invisible, dans l'ombre de la mort.
J'ai encore une image de ce pélé, sur l'Esprit Saint, avec sa signature!
En Mars 2008, j'ai vilainement chuté sur
l'épaule et le bras doit. Ce bras avait déjà eu un problème quelques années
auparavant et ne dépassait pas l'équerre, càd que je ne pouvais boire un verre
d'eau entier avec. Le chirurgien était pessimiste. Le Kiné, impuissant,
d'autant que la voisine qui voulait me faire partir de son immeuble pour que ma
chienne laisse toute la place à sa propre chienne, m'a sérieusement agressée. Donc
un bras doit qui ne pouvait servir que posé sur une table.
Quelle bonne idée Dieu a eu de nous donner
deux bras: Quand on en a plus qu'un seul, on la découvre géniale! En Octobre
2011, j'ai eu besoin de deux bras pour ranger certaines affaires, lourdes,
liées à ma chienne âgée qui venait de partir. Jésus me l'a complètement guéri: «
Fais y attention, il est encore fragile « Il est valide, je l'utilise
normalement sans forcer, donc devient de moins en moins fragile. Mais il lui
arrive de me faire mal, pas beaucoup mais … Alors je le désigne à Jésus: «il me
fait un peu mal! « En moins de 15 minutes, il ne me fait plus mal!
Combien de fois par semaine je Le remercie
de ce bras droit? Je n'ai pas compté! Mais une fois de plus se vérifie le
constat. Si je n'avais pas eu ce problème, aurais-je pensé à Le remercier
d'avoir deux bras? La meilleure preuve, combien de fois est-ce que je Le remercie
d'avoir deux jambes pour me déplacer, 10 doigts, etc … Et VOUS ?
vendredi 7 septembre 2012
Mais si, Dieu est tout puissant !
J'ai vécu 50 ans avec des chiens,
beaucoup de chiens, presque tous nés chez moi.
J'ai fait le maximum pour qu'ils soient heureux et j'ai refusé de vendre
un chiot chaque fois que j'estimais que l'acheteur ne saurait pas le rendre
heureux. Pour eux j'étais dieu tout puissant. Heureux dans la liberté que je
leur laissais, car ils ne cherchaient pas autre chose. Ils m'ont aimée. Mais
chez un chien, l'amour qu'il donne, la liberté dont il peut profiter, sont
ajustés à sa capacité de compréhension, de satisfactions matérielles et
émotionnelles. Un être humain ne désire-t-il pas plus? On peut regretter que
l'univers comporte des créatures d'un niveau plus élevé que le chien, le singe
ou le dauphin càd reprocher à Dieu d'avoir créé les humains. Mais celui qui Lui
fait ce reproche, ne peut le formuler que parce qu'il est humain!
Un humain a le droit de faire des
reproches à Dieu parce qu'il a reçu de Lui la liberté et la capacité de s'en
servir, la liberté de choisir qui aimer d'un amour qui n'a aucune mesure avec
l'amour que donne un chien. Il peut dire à Dieu: « Si Tu es bon et tout
puissant, pourquoi as-Tu créé un monde dont les structures sont faites de telle
sorte que des êtres doivent subir des souffrances indicibles « (compte-rendu de
«Dio el dolore« de Armin Kreiner, bulletin du Centre Sèvres)
L'humain met cette liberté en jachère tant
que son univers le laisse au niveau du chien, de ses satisfactions matérielles,
émotionnelles et cognitives. Quand en bouge-t-il? Uniquement lorsqu'un mal le
fait souffrir. C'est alors qu'il découvre qu'il est humain et non pas chien et
qu'il est créé pour un bonheur qui n'a aucune mesure avec celui du chien. Qu'il
est créé pour connaître Dieu, L'aimer, Le rencontrer, vivre avec Lui.
Les trois rencontres, inouïes, que j'ai
faites avec Lui, et aussi la « prière de feu «, notre destinée, qu'Il m'a
donnée à connaître comme à d'autres mystiques, sont expériences phares pour
tous. Mais l'humain doit se tourner librement vers Dieu. Alors sa toute
puissance a fait un univers pas terminé, non seulement pour que les humains le
terminent (point de vue juif), mais aussi pour que par endroits, par moments,
il fonctionne de travers et occasionne une souffrance matérielle avec ses
conséquences émotionnelles. Les "méchants" de la Bible se chargeant d'en
rajouter. L'épisode du déluge dans la
Bible nous décrit notre tentation de voir Dieu supprimer tous
ces "méchants" càd tous les humains, sauf un seul, Son Fils!
Cependant aucun humain n'a la possibilité
de souffrir assez pour que son intérieur devienne capable d'approcher la pureté
de Dieu, le but ultime de sa création (voir l'article précédent). Jésus, par sa
mort sur la croix, est venu prendre la plus grande part de cette souffrance.
L'expression entendue: «J'ai donné telle goutte de sang pour toi « n'est qu'une
incitation à réfléchir. La rédemption est collective. Jésus ne peut assumer la
plus grande partie de la souffrance nécessaire à nos conversions que s'Il le
fait collectivement, pour un peuple, le peuple de tous les humains. Il
"paye" pour nous (voir le mot rançon chez St Paul et l'article du
7/03/12). De même, notre part de souffrance est collective. Chacun ensuite,
individuellement (ce que refuse le Rabbin Jacob Neussner) peut s'accrocher, par
une décision libre, au peuple des humains sauvés, au Royaume de Dieu. Notre
époque est tellement individualiste que nous refusons cette vue collective que
Dieu a expliquée dès Abraham: ce n'était pas un homme seul mais un clan
important qu'Il a choisi. Tout paysan sait que la pluie arrose collectivement!
L'amour du prochain, càd la recherche de
l'atténuation de la souffrance d'autrui, est là pour corriger les effets du mal
sur toute créature dotée de sensibilité émotionnelle. Loi aussi importante que
l'amour de Dieu car c'est cette Loi qui perfectionne la création que Dieu tout
puissant a volontairement laissée imparfaite, pour qu'en l'accomplissant nous
puissions nous accrocher à Jésus, seul capable de nous acheminer vers la vie
dans la Trinité. Amour
du prochain qui donne aussi le courage de s'offrir pour participer à la Rédemption :
« C'est la pensée
fondamentale de toute vie religieuse, mais surtout de la vie du Carmel
d'intercéder pour les pécheurs par une souffrance volontaire et joyeuse, et de
participer ainsi à la rédemption de l'humanité « (Edith Stein, Ste Thérèse
Bénédicte de la Croix )
ajout du 4/11/12
ajout du 4/11/12
Nous appelons «mal« tout ce qui cause de la
souffrance, mais il faut distinguer la souffrance causée par le mal qui est
toujours porté par l'humain, et celle due à la création non terminée. En Luc
13,1-5: Pilate au plaisir cruel et les bâtisseurs de Siloé qui ont rogné sur la
solidité de la construction, sont bien les auteurs de la souffrance provoquée. Jésus
en tire une conclusion spirituelle, inattendue à première vue.
En Jn 9,1-3 disfonctionnement
de la création que Jésus va corriger car Il passe par là. A combien d'endroits
n'est-Il pas passé? Ces disfonctionnements appellent une correction de notre
part, à son exemple, > pour que les œuvres de Dieu s'y manifestent <
Nous appelons «mal« tout ce qui cause de la
souffrance, mais il faut distinguer la souffrance causée par le mal qui est
toujours porté par l'humain, et celle due à la création non terminée. En Luc
13,1-5: Pilate au plaisir cruel et les bâtisseurs de Siloé qui ont rogné sur la
solidité de la construction, sont bien les auteurs de la souffrance provoquée. Jésus
en tire une conclusion spirituelle, inattendue à première vue.
En Jn 9,1-3 disfonctionnement
de la création que Jésus va corriger car Il passe par là. A combien d'endroits
n'est-Il pas passé? Ces disfonctionnements appellent une correction de notre
part, à son exemple, > pour que les œuvres de Dieu s'y manifestent <
Nous appelons «mal« tout ce qui cause de la
souffrance, mais il faut distinguer la souffrance causée par le mal qui est
toujours porté par l'humain, et celle due à la création non terminée. En Luc
13,1-5: Pilate au plaisir cruel et les bâtisseurs de Siloé qui ont rogné sur la
solidité de la construction, sont bien les auteurs de la souffrance provoquée. Jésus
en tire une conclusion spirituelle, inattendue à première vue.
En Jn 9,1-3 disfonctionnement
de la création que Jésus va corriger car Il passe par là. A combien d'endroits
n'est-Il pas passé? Ces disfonctionnements appellent une correction de notre
part, à son exemple, > pour que les œuvres de Dieu s'y manifestent <
jeudi 16 août 2012
La souffrance de la transformation
«Nous ne pouvons pas être guéris de
l'intérieur si nous n'acceptons pas la souffrance de la transformation«
(Cardinal Ratzinger dans une homélie de Pentecôte) Benoit XVI a mis en œuvre
cette parole quand il a muté de Cardinal plongé dans les études théologiques
pour être celui prenait la suite d'un pape voyageur et médiatique. Nous avons
tous fait des transformations profondes, des mutations dans notre vie terrestre,
parfois difficiles comme cette entrée au collège ou dans la vie
professionnelle. Cette souffrance de la transformation n'est pas à accepter
passivement ou la mutation se fait mal, voire échoue.
A notre mort terrestre, arrivés devant Jésus,
comme un perchiste arrive devant sa barre, nous subissons l'épreuve de vérité.
Sauf pour les martyrs dont la mutation est sur terre et brutale, et dont Jésus
parle en Luc 12,42-44, nous échouons. Nous avons à nous transformer pour
devenir « divinisables «, pour entrer dans la Gloire de Dieu. Comme sur terre, notre
transformation ne peut s'exercer que dans la souffrance. Elle n'est pas un subi
passif, elle demande notre participation LIBRE. Qui se manifeste par une
demande de pardon (pas de repentir, nous n'avons plus d'actions à notre
disposition) qui sera rendue possible par les pardons que nous avons essayé de
faire dans notre vie (Mt 18,23-35). Alors Jésus, par ses souffrances sur la croix,
faites à notre place, prendra la plus grande part des souffrances qui sont
nécessaires à notre purification. A nous de choisir de vivre notre Purgatoire
ou de refuser définitivement de suivre Jésus, chemin vers le Père. Une image
nous en donnée dans certaines NDE ou par Paul le Simple, Père du désert
(Sentences des Pères Série des anonymes chez Solesmes/Bellefontaine n° 599)
Un de ses disciples accumule de nombreux
péchés à l'insu de Paul et meurt. Paul demande à Marie, Théotokos, de lui
montrer quelle est sa condition après sa mort corporelle. En extase (NDE ?) il
le voit comme pétrifié, porté par deux individus, et sans doute destiné >
aux ténèbres extérieures < (Mt 22,13) Paul prie Marie d'intercéder, supplie
Dieu d'avoir pitié, jeûne, fait l'aumône pour lui. Marie le lui montrera
quelques jours après, venant vers lui plein de joie: «grâce à ton intercession,
le Sauveur m'a délié de mes liens, j'étais ligoté par les chaînes de mes péchés«
Dans certaines NDE, sont vues des personnes
infiniment tristes, ligotées ou le dos tourné à la lumière/chaleur de la Gloire de Dieu. Ce sont des
personnes qui n'ont pas encore accepté la souffrance de la transformation et
pour lesquelles nous avons à prier pour qu'elles s'y décident.
Ce qu'a vu Paul le Simple, ce que nous
voyons dans la NDE ,
sauf ce qui appartient au monde terrestre, ce ne sont que des images pour nous
faire comprendre ce qui se passe réellement. Des paraboles. Le paradis n'est
pas jonché de fleurs. Les démons n'ont pas les pieds fourchus. Jésus ne donne
pas de coups (Luc 12,47) Pas plus que les images qu'Ezékiel donne (Ez 1,4-28)
de sa rencontre avec Dieu, ni la description du Dieu d'Israël (Ex 24,10) >
sur un pavement de lazulite < ne sont réelles. Comme un tableau de Francis
Bacon nous suggère ce qu'il pense du personnage, Ezékiel nous suggère ce qu'il
a ressenti d'une réelle rencontre. Moïse de même. Les Emistes décrivent enfer,
paradis, purgatoire, mais ce ne sont que des images destinées à nous faire
partager leur réelle expérience SPIRITUELLE.
De notre mort à la Parousie , seuls Jésus, et
Marie par sa Dormition/Assomption, ont leurs cosmoses renouvelées par le Saint
Esprit, qui se matérialisent sur terre, comme Ils l'ont montré dans leurs
différentes apparitions. Nous « attendons « dans l'ombre de la mort de recevoir,
nous aussi, si nous avons accepté notre purification (Luc 12,45-48), notre
cosmose renouvelée. («attendons«, … sans temps!)
Ajout: commentaire d'un
extrait de l'Evangile lu le 23/08, Mt 22,1-14 > Mon ami, comment es-tu entré
ici sans avoir le vêtement de noce? L'autre resta muet < A celui qui vient
de mourir Jésus pose cette même question. La réponse qu'Il attend est une
demande de pardon, de purification, du don de ce vêtement de noces. Mais s'il
garde le silence, il ne peut rester dans la salle de noces. > jetez-le,
pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres <
samedi 28 juillet 2012
Quand St Augustin n'invente pas afin de cacher son ignorance
Citation extraite de
Magnificat
Quand St Augustin commente ici
l'apparition du Ressuscité à Marie-Madeleine
> Ne me touche pas, car je
ne suis pas encore monté vers mon Père < (Jn 20,17) Qu'est-ce que cela veut
dire? S'Il n'est pas touché quand Il se tient sur terre, comment pourrait-Il être
touché par les hommes quand Il est assis dans le ciel? Pourtant, avant de
monter au ciel, Il a proposé à ses disciples de Le toucher, comme l'atteste
l'Evangéliste Luc: > Touchez-moi et voyez qu'un esprit n'a ni chair ni os
comme vous voyez que j'en ai < (Luc 24,39) et Il a dit à son disciple
Thomas: > Mets ton doigt ici et vois mes mains; approche ta main et mets-là
dans mon coté < (Jn 20,27)
Ou bien donc ces paroles:
> Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père < ont
été dites en ce sens que cette femme était la figure de l'Eglise des nations
qui n'a cru dans le Christ qu'après qu'Il fut monté vers le Père, ou bien Jésus
a voulu montrer que croire en Lui, c'est-à-dire Le toucher spirituellement, c'est
croire que Lui et le Père sont un (Jn 10,30). > Ne me touche pas < c'est-à-dire
ne crois pas en moi selon l'opinion que tu as encore de moi. En effet, ne
croyait-elle pas encore charnellement en Celui qu'elle pleurait comme un homme?
> Je ne suis pas encore monté vers mon Père < dit-Il; tu me toucheras
quand tu croiras que Je suis Dieu.
La solution n'est pas dans
celle qui a été répandue ensuite: inventer une autre traduction, « ne me
retiens pas « ce qui pouvait alors donner lieu à de très belles méditations! Traduction
qui ramenait Jn 20,17 à l'imitation de la rencontre des femmes avec Jésus
ressuscité (Mt 28,9)
La solution est dans ce que
Jésus a pris la peine de m'expliquer et de me détailler, car j'étais incapable
d'autant de précision, et que j'ai écrit dans le site http://www.nde-au-dela.fr dans les articles des actualités les 29/08/07 et 14/09/07
samedi 14 juillet 2012
Comment devenir riche ????
A ma sortie du carmel (*), j'ai appris
qu'il fallait parfois se battre pour ramasser les feuilles de salade tombées
des voitures des marchandes de quatre saisons: elles chassaient les clients
clandestins. J'ai aussi appris à économiser beaucoup, vivre de peu, à ne rien
gaspiller, à ne pas user pour ne pas avoir à remplacer l'indispensable dont on
se sert.
Pour pouvoir devenir propriétaire, j'ai logé
deux ans dans une cabane à outils sur «mon« terrain, munie seulement d'une
arrivée d'eau.
J'ai préféré attendre l'âge prévu, 65 ans,
pour le service de la retraite supplémentaire offerte par IBM, indispensable pour
garder ses cadres, et l'obtenir à taux plein. Comme je n'avais commencé à
travailler qu'à 28 ans, le montant des retraites cadres n'était pas, à 58 ans,
l'âge où j'ai pu partir, très élevé. Contrairement à ceux qui ont préféré la
toucher à 60 ans, j'ai une belle retraite, des goûts très simples et un train
de vie très économique.
C'est ainsi qu'on devient riche!
Et j'utilise maintenant un autre moyen.
Après avoir voyagé beaucoup au début de ma retraite, ma vie a basculé. En plus
de quelques bonnes tables dans des régions françaises variées, j'ai visité, la Norvège , Cuba, le Canada, la Belgique et la Hollande , L'Allemagne du
sud et la Suisse ,
le Maroc, la Nouvelle
Calédonie , Tahiti et les Iles Marquises, le Kenya et la Tanzanie , et enfin
Madagascar. Là où le Seigneur m'a cueillie pour le travail qu'Il m'avait
demandé à 26 ans et que j'avais refusé: écrire sur la NDE , en donner sa
signification. Il m'a laissé faire encore un dernier voyage auquel je rêvais
beaucoup: les Galapagos auxquels j'ai joint l'Equateur et le Costa Rica,
proches; plus quelques jours pour admirer les icônes en Russie.
Le Seigneur m'a demandé d'être ermite dans
le pied à terre que j'avais acheté pour me reposer entre deux voyages. Depuis
10 ans, ils se sont bornés à des allers-retours quotidiens entre mes 50 m2 et une église où je
participe à la messe!
Ceux qui pensent que c'est mon imagination
qui raconte cet appel sonore de Jésus dans cette église malgache vide,
connaissent-ils des exemples de changement de vie aussi radical avec une
histoire inventée? Et que la mission dont Il m'a chargée est un caprice de
gourou? « L'apôtre doit manifester par sa vie la gratuité de Dieu et de son
Royaume « (Michel Hubaut) J'ai, par an, de quoi faire deux fois le tour du
monde. Ce sont les enfants perdus et les lépreux de Madagascar qui en
profitent. Ils ne le gaspillent pas et moi je consomme très peu. Je suis riche,
encore plus, par ce partage, qui m'ouvre grand les richesses du Royaume.
Je suis heureuse d'avoir tant économisé et
d'avoir profité de ces voyages. Et maintenant d'offrir aux enfants maltraités,
abandonnés, malades, une vraie vie d'adulte dans cette grande Ile qui est si
belle: Madagascar
(*) voir " Une ermite au coeur de la ville " chez Salvator
lundi 2 juillet 2012
Cyrille d'Alexandrie et Theotokos
27Juin
St Cyrille d'Alexandrie qui a soutenu « Marie, mère de Dieu «
Theotokos, Mère de Dieu. Les
théologiens du Moyen Orient ont eu du mal à faire passer cette vérité. Encore
beaucoup de chrétiens ne voient en Marie qu’un simple réceptacle physique du
Fils de Dieu, montrant ainsi quel mépris ils montrent à toute femme. Car c’est
bien à cette jeune femme, toute ordinaire que nous disons
> bienheureuse < comme nous le demande le Saint Esprit dans ce
texte de Luc. Elle a calqué, en bonne juive, son hymne de louange dans un hymne
ancien, dans une histoire plus ancienne, afin de raccorder le Premier Testament
au Deuxième Testament. Raccorder la Nouvelle Alliance
que Jésus scellera de son sang, à l’Ancienne Alliance. Nouvelle Alliance qui ne
pourra pas être ébréchée comme a été si souvent, l’Ancienne. Toute femme a
mission de donner au monde ce qu’elle reçoit de Dieu parce qu’elle est son
relais.
> Avant qu’ils aient
habité ensemble, elle fut enceinte <. Dieu a eu la délicatesse de
donner à Marie, quelques jours après, la confirmation de sa grossesse. Marie a
dit à Joseph qu’elle était enceinte avant de partir aider Elisabeth. Mais elle
n’a pas donné l’origine de son début de grossesse. Joseph ne voulut pas
d’emblée, faire un éclat. Et l’ange du Seigneur lui révéla quelle était
l’origine de cette grossesse inattendue. > Il prit chez lui son
épouse < comme il en avait le droit, mais respecta chez Marie ce
mystère. Ainsi quand Marie revint de chez Elisabeth, enceinte de trois mois, tout
était normal aux yeux des voisins. C’est ainsi que Joseph, complice de Dieu,
donna à Jésus sa filiation davidique. Sera-t-il le Messie ? Ou le grand
prophète qui doit venir avant ? Isaïe l’appelait « Emmanuel ».
L’ange du Seigneur a redit à Joseph ce qu’il avait dit à Marie, > tu
lui donneras le nom de « Jésus » <
Un nouveau roi qui > règnera en vrai roi < ? Le
couple n’a pas cherché à extirper à Dieu le contenu du mystère, c’est là sa
grande humilité. Merci de m’avoir donné la vérité.
Extrait des commentaires des
textes de la messe année 2009. Sur Mt 1,18-24 et Luc 1,46-56
Blog tellement performant qu'il faut 3 jours pour s'en servir!
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