jeudi 20 décembre 2012

Annonciation


  Dans le livre « L'enfance de Jésus « Joseph Ratzinger, théologien, donne des précisions sur la vie juive au moment de l'Annonciation.
--Les fiançailles étaient exprimées unilatéralement par l'homme (p.56)
--Elles signifiaient qu'un lien juridique entre les deux partenaires existait. Un an plus tard, se déroulait l'accueil à la maison, càd la célébration du mariage (p.62)
--Joseph avait le choix entre porter Marie enceinte devant un  tribunal ou lui délivrer une lettre privée de répudiation (p.62)
--L'idée que Marie aurait fait vœu de virginité afin d'expliquer la phrase  >Comment cela sera-t-il puisque je ne connais pas d'homme? < (Luc 1,34) a été inventée à partir d'Augustin (fin du 4° siècle)

   Pour le théologien J. Ratzinger qui s'expose à la contestation, Joseph a du constater que Marie était enceinte lors de la célébration du mariage: «C'est alors…« (p.62) Pourquoi à ce moment-là? Au moment de l'Annonciation, «le temps de la cohabitation ne pouvait plus être très lointain« C'est une autre affirmation gratuite.
Mt 1,24: > A son réveil, il prit chez lui son épouse < c'est le rêve qui donne la date du départ de la cohabitation, non la fin du délai habituel. Joseph a-t-il précipité la date du mariage avec, comme excuse, le départ de Marie chez Elisabeth sa cousine?

Voici le texte de ma méditation du 18/12/09

18/12
Jr 23,5-8                      Mt 1,18-24
> Avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte <. Dieu a eu la délicatesse de donner à Marie, quelques jours après, la confirmation de sa grossesse. Marie a dit à Joseph qu’elle était enceinte avant de partir aider Elisabeth. Mais elle n’a pas donné l’origine de son début de grossesse. Joseph ne voulut pas d’emblée, faire un éclat. Et l’ange du Seigneur lui révéla quelle était l’origine de cette grossesse inattendue. > Il prit chez lui son épouse < comme il en avait le droit, mais respecta chez Marie ce mystère. Ainsi quand Marie revint de chez Elisabeth, enceinte de trois mois, tout était normal aux yeux des voisins. C’est ainsi que Joseph, complice de Dieu, donna à Jésus sa filiation davidique. Sera-t-il le Messie ? Ou le grand prophète qui doit venir avant ? Isaïe l’appelait « Emmanuel ». L’ange du Seigneur a redit à Joseph ce qu’il avait dit à Marie, > tu lui donneras le nom de « Jésus » <  Un nouveau roi qui > règnera en vrai roi < ? Le couple n’a pas cherché à extirper à Dieu le contenu du mystère, c’est là sa grande humilité. Merci de m’avoir donné la vérité.

Les phrases en italique ont été ajoutées quelques jours après avoir écrit le texte parce que j'ai posé cette question précise à Dieu et que la réponse m'a été donnée par une motion du Saint Esprit.

Luc 1,34 s'explique facilement si la visite de l'ange est suffisamment éloignée de la date prévue du mariage, sans l'être trop. Mais Dieu qui est  hors du temps, ne nous a-t-Il pas habitués à constater qu'Il intègre parfaitement le temps créé pour les humains!

vendredi 30 novembre 2012

Est-ce Lui ou est-ce moi?


      Pendant un an j'ai eu un confesseur, moine, qui ne croyait pas à l'action directe et concrète de Dieu, par Jésus et le Saint Esprit, dans notre monde actuel. Donc il n'admettait pas que Jésus et moi puissions échanger des paroles. Au début, je lui dis que Jésus voulait que je prenne un ordinateur pour créer un site. Il me coupe: «Non, non, vous avez vu un ordinateur chez quelqu'un et vous vous êtes dit que vous aimeriez en avoir un vous aussi." Comme un pénitent n'a pas le droit de contredire le confesseur, omniscient de principe, je reprends docilement: «En voyant un ordinateur chez quelqu'un, j'ai eu envie d'en avoir un." Et je continue le propos que je voulais tenir au départ: «Comme je ne voulais pas d'ordinateur, que j'avais bien juré de ne jamais avoir d'ordinateur chez moi parce que j'y avais travaillé plus de 30 ans, j'ai cherché une secrétaire pour le faire à ma place. Echec. J'ai du me résigner à installer un ordinateur chez moi. Mais je me suis dit: «ce n'est pas chez moi, mais chez moi, la consacrée à Dieu." J'ai vu que le moine ne suivait pas! Evidemment puisqu'il m'avait obligée d'assumer deux personnalités distinctes: celle de Jésus et la mienne! C'est Jésus qui m'a dit: «L'ordinateur est chez Moi puisque tu es chez Moi (consacrée, tout Lui appartient) Réplique imparable!
    Thérèse d'Avila a eu beaucoup de problèmes avec ses confesseurs, probablement dans ce genre là; elle aurait du, pour les mystiques des siècles suivant, expliquer comment elle s'en est débrouillée. Nous bavardions ensemble, ce confesseur et moi, et il me donnait l'absolution. Et un conseil utile. Quels critères pour décider de ma présence à une réunion: ou on vous y attend ou vous avez envie d'y aller, sinon, pas la peine.
    C'est un fait que beaucoup de membres de la hiérarchie de l'Eglise comprennent l'Ascension comme la "désincarnation" du Christ (mot de Jésus) Ce dialogue par exemple: «Croyez-vous à la Résurrection? – Bien sûr! – Donc Jésus est vivant? – Oui (moins assuré). Donc Il peut parler?« Grosse hésitation! Logiquement oui, mais il pense que non et en tous cas pas à la personne qu'il a devant lui, qui lui semble bien ordinaire. Un peu comme Saint Pierre…(Act 4,13)
    Jésus et moi, avons deux personnalités très différentes. D'abord c'est un humain masculin et je suis une femme. Il va complètement au bout de son idée et je ne tiens pas autant malgré une bonne obstination. Il finit par me faire céder. J'avance des idées de "choses à faire", bonnes en soi, qu'Il ne trouve pas toujours à son goût, et comme il faut l'accord des deux pour qu'elles aboutissent…J'ai un style un peu délayé et Lui dit les choses en le moins de mots possible, très sec. C'est le reproche que certains ont fait à notre livre (*) écrit surtout dans son style à Lui. Mais nous avons une qualité en commun: les répliques fusent de part et d'autre avec rapidité; à ce jour Il est toujours gagnant, mais je me défends!
     Comme je ne suis pas tombée dans le moule étant petite (cf le livre) je passe pour être originale. D'autant que je trouve que les idées "profondes" passent mieux, s'expriment mieux, si elles sont dites avec humour. Mais personne dans mon environnement n'a trouvé en moi deux personnalités qui se heurteraient dans une sorte de maladie mentale! Le dialogue entre Jésus et moi est concret et non permanent. C'est l'ensemble de ma vie qui est permanente à ses cotés (cf «L'oraison de mon chien« Kindle chez Amazon lien direct dans le site)
    Quels critères permet de savoir si une personne affirmant: «Jésus m'a dit« ou «Jésus me demande« parle en réalité avec elle-même, se projette elle-même sur "Dieu" ? C'est la question qu'on m'a posée. Quand il n'y a pas d'accord parfait, ni d'accord de principe. Celui qui ne refuse jamais ce qu'il dit être une demande de Jésus ou une motion de l'Esprit Saint, parle avec lui-même et non avec Dieu!

(*) « Une ermite au cœur de la ville « chez Salvator. Commande directe par le site http://www.nde-au-dela.fr



dimanche 11 novembre 2012

Réflexion sur un tableau d'Artabas


      Un " disciple " c'est un homme qui s'enfuie à l'arrestation de Jésus et ne réapparait, timidement, qu'au bruit du racontar de la Résurrection.
   Marie, femme de Cléopas, ne correspond pas à cette description. Imaginer qu'elle serait un des " disciples " d'Emmaüs est sans fondement. Il est vrai que le " disciple que Jésus aimait " était le seul homme à la crucifixion, mais rien que ce trait le fait mettre à part comme il est mis à part dans Jn.
   Comment Pierre Debergé, homme, prêtre, théologien, a-t-il pu se poser cette question en lisant les Evangiles: « qu'est devenue la femme de Cléopas après la crucifixion? « Comment a-t-il eu l'idée de se préoccuper d'une femme?
   Hors Marie, qui a vu que les Evangiles parlaient aussi des femmes? Le jour de son sacerdoce, le jeune-homme reçoit la perfection que les membres de l'Eglise se donnent les uns aux autres, dont sont exclues les femmes. 
  " Membres de l'Eglise " au sens antérieur à Vatican II càd Prêtres et Moines.
     Luc qui n'a pas accompagné Jésus durant sa vie sur terre, a nommé en 8,2-3 quelles étaient les femmes qui lui ont raconté les évènements dont il s'est servi en écrivant son texte. Et évidemment Marie, pour tout ce qui concerne l'enfance de Jésus et aussi à partir du moment où elle a accompagné son Fils.
       Aussi il est tout à fait logique qu'on retrouve dans l'Evangile de Luc, le récit des disciples d'Emmaüs.
        La femme de Cléopas n'est pas rentrée chez elle toute seule, pendant que son mari en faisait autant avec un autre disciple, au sens que j'ai donné en commençant ce texte. Et l'auberge représentée dans certains tableaux n'est que pure invention artistique.
        La femme de Cléopas est rentrée chez elle avec son mari, et comme pour Marie de Magdala, Jésus a voulu l'honorer spécialement à sa Résurrection, pour sa présence au pied de la croix.
         Regardez bien le tableau d'Artabas, sur les disciples d'Emmaüs, un homme et une femme.

Merci au Seigneur de m'avoir fait examiner cette image qui nous a été distribuée, qui représente ce tableau, et au prêtre qui m'a bafouée parce que je lui faisais remarquer que ce peintre, lui aussi, avait compris que c'était un couple. Jésus s'en est fâché et m'a donné toute l'armature du texte, avec la raison pour laquelle Il les a rejoints. Et aussi que Luc s'était appuyé pour son Evangile, sur les récits que lui ont faits ces trois femmes nommées en 8,2-3 Marie de Magdala, Jeanne et Suzanne.
                    .

dimanche 4 novembre 2012

La foi et les oeuvres


            Combien de fois ai-je entendu: «Ce bébé, mort si jeune qu'il n'a pu faire de fautes, est sûrement au paradis. Dieu ne peut pas l'avoir condamné!" Paroles de parents chrétiens qui ont fait baptiser ce bébé avant sa mort, donc la question des "limbes" ne se pose pas pour eux. L'erreur commise par l'Eglise sur Mc 16,16 a été récemment rectifiée. Il est regrettable qu'elle n'ait pas avoué avoir fait une grosse erreur d'interprétation aux conséquences graves dans l'esprit des fidèles; mais pas dans l'au-delà …
         Dieu ne choisit pas à la place de l'être humain. Ce bébé (ce fœtus aussi) est un être humain et il a sa liberté. Il l'utilise à sa mort et choisit d'aller avec Jésus, sa découverte, vers le Père, ou non. Le temps du purgatoire n'a pas, pour lui, de raison d'être.
         Celui qui meurt a d'abord un choix à faire: avec Jésus vers le Père, ou non. S'il choisit d'aller vers le Père, il passe par une purification qui dépend de sa vie terrestre, de ses œuvres.
   C'est la foi qui sauve; c'est notre état d'imperfection qui nécessite la purification
   La foi conditionne notre entrée au paradis; nos œuvres conditionnent notre purgatoire.
    Le Martyr pour le Christ cumule en un acte la foi et la purification de ses œuvres qui ont précédé son martyre.

Vous trouverez aussi ces notions dans le site http://www.nde-au-dela.fr

    Attention Humaine, j'emploie un vocabulaire terrestre ("d'abord") pour faire comprendre. Dans l'au-delà, pas de temps, pas de lieu

lundi 15 octobre 2012

Prière de demande et NDE

    « Dieu ne change pas ses plans parce qu'on le Lui demande « déclara un prêtre dans une courte homélie, si courte qu'il n'a pas expliqué ses propos et bien des paroissiens en furent scandalisés. Surtout ceux qui, à l'occasion d'un grave accident dans leur famille, prient et font prier toutes leurs connaissances. Si l'issue est "heureuse", ils s'imaginent que c'est leur prière qui a obtenu ce résultat, qu'ils ont influencé Dieu et L'ont fait obéir à leurs désirs! Si l'accidenté a fait un petit tour dans l'ombre de la mort ("zone de la mort" dans le Youcat n° 337) càd a eu une NDE, il en voudra à ceux qui se vantent de l'avoir ramené sur terre!


    Luc 11,9 > demandez et on vous donnera…< comme les expressions de l'AT > Dieu se repentit < sont mal interprétées! Il est vrai que c'est délicat car la frontière entre la vérité et les erreurs d'interprétation est mince!

   La clé vient d'une remarque souvent oubliée: le temps n'est pas pour Dieu.

   Prier pour que quelque chose se réalise est important car cela montre que nous comptons sur Dieu plus que sur nous-mêmes. Prier est bénéficiaire d'abord pour celui qui prie. Puis pour ceux pour qui il prie dans la mesure où ils l'apprennent car ils découvrent ainsi l'amour (agape) du priant pour eux. Ensuite dans la vraie prière, celui qui prie doit se mettre dans l'abandon car il doit savoir que Dieu, "de toute éternité" (suivant la formule consacrée), sait, et sa prière et ce qui va advenir.

    Donc la vraie prière colle au vouloir de Dieu, comme le dit 1Jn 5,14-15 > Si nous Lui demandons quelque chose suivant sa volonté, Il nous écoute. Et sachant qu'Il nous écoute quoi que nous Lui demandions, nous savons que nous possédons ce que nous Lui avons demandé < « Dans cette prière, Dieu reconnaît son Esprit « (note de la TOB qui s'appuie sur Rm 8,26-27)

   Prier c'est entrer dans le projet de Dieu et plus on entre dans la prière, plus on comprend que nos vues sont courtes et que Dieu donne toujours le meilleur pour chacun de nous, même quand Il semble être contrecarré par la liberté humaine qu'Il a voulue, et décidé de respecter. Le meilleur dans notre chemin vers Lui. Et quel que soit l'objet de notre demande accompagnée de notre confiance en Lui, c'est l'Esprit Saint qu'il nous enverra (Luc 11,13)

    S'il y a NDE et non la mort terrestre définitive, le seul responsable c'est Dieu! Celui qui prie pour que l'accidenté revienne sur terre montre son amour pour lui. Et chacun doit accepter l'amour que Dieu leur montre.



mercredi 3 octobre 2012

S.A.V.


       Qui ne connaît le problème de l'appareil qui fonctionne parfaitement dans les mains du vendeur et se détériore à la première utilisation pourtant conforme à la notice fournie?
       Et quand Dieu répare un élément de notre cosmose, sa réparation est-elle en trompe l'œil ou résiste-t-elle à l'usage?
       Un amie était diabétique grave. Une plaie s'était faite à son  pied, qui ne guérissait pas. A l'époque c'était courant, car le diabète était moins bien maitrisé qu'aujourd'hui. Ayant eu la possibilité de participer à un pèlerinage à Lourdes, son pied fut guéri dans un plongeon dans la piscine.
     Quand je l'ai invitée à participer au week-end pélé des étudiants de la Sorbonne à Chartres, en 1956, elle a refusé d'emblée de peur de se blesser bêtement encore aux pieds. Et porter un sac à dos avec le nécessaire pour la nuit, ne lui était pas possible. Aucun problème: « les gars se relaieront pour porter ton sac à dos. Et si la Vierge Marie a guéri ton pied, elle va assurer la parfaite conservation des deux! « Ainsi fut fait. Elle a pu participer à ce pélé et en a tiré une grande confiance en Dieu. Désireuse de se marier et d'avoir un bébé exempt d'hérédité diabétique, elle a eu une très jolie petite fille parfaitement saine et a pu, devenue aveugle, l'élever quelques années avant de la laisser à son mari et de veiller sur elle, invisible, dans l'ombre de la mort. J'ai encore une image de ce pélé, sur l'Esprit Saint, avec sa signature!
     En Mars 2008, j'ai vilainement chuté sur l'épaule et le bras doit. Ce bras avait déjà eu un problème quelques années auparavant et ne dépassait pas l'équerre, càd que je ne pouvais boire un verre d'eau entier avec. Le chirurgien était pessimiste. Le Kiné, impuissant, d'autant que la voisine qui voulait me faire partir de son immeuble pour que ma chienne laisse toute la place à sa propre chienne, m'a sérieusement agressée. Donc un bras doit qui ne pouvait servir que posé sur une table.
    Quelle bonne idée Dieu a eu de nous donner deux bras: Quand on en a plus qu'un seul, on la découvre géniale! En Octobre 2011, j'ai eu besoin de deux bras pour ranger certaines affaires, lourdes, liées à ma chienne âgée qui venait de partir. Jésus me l'a complètement guéri: « Fais y attention, il est encore fragile « Il est valide, je l'utilise normalement sans forcer, donc devient de moins en moins fragile. Mais il lui arrive de me faire mal, pas beaucoup mais … Alors je le désigne à Jésus: «il me fait un peu mal! « En moins de 15 minutes, il ne me fait plus mal!
    Combien de fois par semaine je Le remercie de ce bras droit? Je n'ai pas compté! Mais une fois de plus se vérifie le constat. Si je n'avais pas eu ce problème, aurais-je pensé à Le remercier d'avoir deux bras? La meilleure preuve, combien de fois est-ce que je Le remercie d'avoir deux jambes pour me déplacer, 10 doigts, etc … Et VOUS ?
    
     


vendredi 7 septembre 2012

Mais si, Dieu est tout puissant !


        J'ai vécu 50 ans avec des chiens, beaucoup de chiens, presque tous nés chez moi.  J'ai fait le maximum pour qu'ils soient heureux et j'ai refusé de vendre un chiot chaque fois que j'estimais que l'acheteur ne saurait pas le rendre heureux. Pour eux j'étais dieu tout puissant. Heureux dans la liberté que je leur laissais, car ils ne cherchaient pas autre chose. Ils m'ont aimée. Mais chez un chien, l'amour qu'il donne, la liberté dont il peut profiter, sont ajustés à sa capacité de compréhension, de satisfactions matérielles et émotionnelles. Un être humain ne désire-t-il pas plus? On peut regretter que l'univers comporte des créatures d'un niveau plus élevé que le chien, le singe ou le dauphin càd reprocher à Dieu d'avoir créé les humains. Mais celui qui Lui fait ce reproche, ne peut le formuler que parce qu'il est humain!
     Un humain a le droit de faire des reproches à Dieu parce qu'il a reçu de Lui la liberté et la capacité de s'en servir, la liberté de choisir qui aimer d'un amour qui n'a aucune mesure avec l'amour que donne un chien. Il peut dire à Dieu: « Si Tu es bon et tout puissant, pourquoi as-Tu créé un monde dont les structures sont faites de telle sorte que des êtres doivent subir des souffrances indicibles « (compte-rendu de «Dio el dolore« de Armin Kreiner, bulletin du Centre Sèvres)
     L'humain met cette liberté en jachère tant que son univers le laisse au niveau du chien, de ses satisfactions matérielles, émotionnelles et cognitives. Quand en bouge-t-il? Uniquement lorsqu'un mal le fait souffrir. C'est alors qu'il découvre qu'il est humain et non pas chien et qu'il est créé pour un bonheur qui n'a aucune mesure avec celui du chien. Qu'il est créé pour connaître Dieu, L'aimer, Le rencontrer, vivre avec Lui.
     Les trois rencontres, inouïes, que j'ai faites avec Lui, et aussi la « prière de feu «, notre destinée, qu'Il m'a donnée à connaître comme à d'autres mystiques, sont expériences phares pour tous. Mais l'humain doit se tourner librement vers Dieu. Alors sa toute puissance a fait un univers pas terminé, non seulement pour que les humains le terminent (point de vue juif), mais aussi pour que par endroits, par moments, il fonctionne de travers et occasionne une souffrance matérielle avec ses conséquences émotionnelles. Les "méchants" de la Bible se chargeant d'en rajouter. L'épisode du déluge dans la Bible nous décrit notre tentation de voir Dieu supprimer tous ces "méchants" càd tous les humains, sauf un seul, Son Fils!
    Cependant aucun humain n'a la possibilité de souffrir assez pour que son intérieur devienne capable d'approcher la pureté de Dieu, le but ultime de sa création (voir l'article précédent). Jésus, par sa mort sur la croix, est venu prendre la plus grande part de cette souffrance. L'expression entendue: «J'ai donné telle goutte de sang pour toi « n'est qu'une incitation à réfléchir. La rédemption est collective. Jésus ne peut assumer la plus grande partie de la souffrance nécessaire à nos conversions que s'Il le fait collectivement, pour un peuple, le peuple de tous les humains. Il "paye" pour nous (voir le mot rançon chez St Paul et l'article du 7/03/12). De même, notre part de souffrance est collective. Chacun ensuite, individuellement (ce que refuse le Rabbin Jacob Neussner) peut s'accrocher, par une décision libre, au peuple des humains sauvés, au Royaume de Dieu. Notre époque est tellement individualiste que nous refusons cette vue collective que Dieu a expliquée dès Abraham: ce n'était pas un homme seul mais un clan important qu'Il a choisi. Tout paysan sait que la pluie arrose collectivement!
     L'amour du prochain, càd la recherche de l'atténuation de la souffrance d'autrui, est là pour corriger les effets du mal sur toute créature dotée de sensibilité émotionnelle. Loi aussi importante que l'amour de Dieu car c'est cette Loi qui perfectionne la création que Dieu tout puissant a volontairement laissée imparfaite, pour qu'en l'accomplissant nous puissions nous accrocher à Jésus, seul capable de nous acheminer vers la vie dans la Trinité. Amour du prochain qui donne aussi le courage de s'offrir pour participer à la Rédemption:
« C'est la pensée fondamentale de toute vie religieuse, mais surtout de la vie du Carmel d'intercéder pour les pécheurs par une souffrance volontaire et joyeuse, et de participer ainsi à la rédemption de l'humanité « (Edith Stein, Ste Thérèse Bénédicte de la Croix)

ajout du 4/11/12


  Nous appelons «mal« tout ce qui cause de la souffrance, mais il faut distinguer la souffrance causée par le mal qui est toujours porté par l'humain, et celle due à la création non terminée. En Luc 13,1-5: Pilate au plaisir cruel et les bâtisseurs de Siloé qui ont rogné sur la solidité de la construction, sont bien les auteurs de la souffrance provoquée. Jésus en tire une conclusion spirituelle, inattendue à première vue.
En Jn 9,1-3 disfonctionnement de la création que Jésus va corriger car Il passe par là. A combien d'endroits n'est-Il pas passé? Ces disfonctionnements appellent une correction de notre part, à son exemple, > pour que les œuvres de Dieu s'y manifestent <
   Nous appelons «mal« tout ce qui cause de la souffrance, mais il faut distinguer la souffrance causée par le mal qui est toujours porté par l'humain, et celle due à la création non terminée. En Luc 13,1-5: Pilate au plaisir cruel et les bâtisseurs de Siloé qui ont rogné sur la solidité de la construction, sont bien les auteurs de la souffrance provoquée. Jésus en tire une conclusion spirituelle, inattendue à première vue.
En Jn 9,1-3 disfonctionnement de la création que Jésus va corriger car Il passe par là. A combien d'endroits n'est-Il pas passé? Ces disfonctionnements appellent une correction de notre part, à son exemple, > pour que les œuvres de Dieu s'y manifestent <
   Nous appelons «mal« tout ce qui cause de la souffrance, mais il faut distinguer la souffrance causée par le mal qui est toujours porté par l'humain, et celle due à la création non terminée. En Luc 13,1-5: Pilate au plaisir cruel et les bâtisseurs de Siloé qui ont rogné sur la solidité de la construction, sont bien les auteurs de la souffrance provoquée. Jésus en tire une conclusion spirituelle, inattendue à première vue.
En Jn 9,1-3 disfonctionnement de la création que Jésus va corriger car Il passe par là. A combien d'endroits n'est-Il pas passé? Ces disfonctionnements appellent une correction de notre part, à son exemple, > pour que les œuvres de Dieu s'y manifestent <