Comme un chien ne quitte pas des yeux la main de son maître,
Ainsi nous levons nos regards vers le Seigneur notre Dieu
(cf Ps 123/122)
Vous aimez les chiens ? Vous en avez peut-être un, ou plusieurs ? Alors ce livre est fait pour vous ! Vous êtes plutôt « chat » ? Je crains que nous ne puissions pas avoir la même oraison !
Ce livre est ma spiritualité d'ermite qui vis en union étroite avec Jésus, mise sous forme d'allégorie. La relation de l'être humain avec Dieu, qui s'appelle la prière, peut être décrite de façon simple et directe comme la relation du chien avec son maître. Sur tous les continents, le chien est pour l'homme le compagnon des bons et des mauvais jours. Il ne manque pas d'intelligence et il a surtout une qualité: il vit AVEC son maître, il vit DE son maître.
Si je suis une spécialiste du comportement du chien ce n'est pas un hasard. Pendant presque 50 ans j’ai vécu pour mes chiens, et ma dernière chienne, née chez moi bien sûr, vient de partir à près de 17 ans. Nous avons vieilli ensemble. J’ai vécu pour mes chiens, j’ai vécu avec mes chiens, j’ai vécu par mes chiens. Car Ils m’ont donné une raison de vivre. (voir « Une ermite au cœur de la ville « Salvator )
Entre le chien et son maître, il existe une relation forte, presqu’un mimétisme. Le choix de la race du chien reflète la personnalité du maître. Le chien adopte les allures, libres ou compassées du maître. Il y a un échange qui s’établit entre eux : beaucoup du maître passe dans le chien, un peu du chien prend consistance dans le maître.
La vie avec Jésus, telle que je la décris, comme un chien vit avec, de, son maître, est accessible à tous; elle conduit à la contemplation, dite la forme la plus haute de la prière, mais aussi la plus simple!
Sur http://www.nde-au-dela.fr à la fin de « Qui a fait «, vous avez un lien direct
et une rubrique pour le livre « Une ermite au cœur de la ville «
mercredi 16 mai 2012
mercredi 7 mars 2012
A qui donc Jésus paye-t-Il cette rançon?
> Le Fils de l'Homme est venu pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude < Matthieu 20,18 traduction liturgique
> Délivre-moi de tous ceux qui me trahissent; ne laisse pas les sots rire de moi.
Je reste donc muet, je ne proteste plus, puisque c'est Toi qui m'as mis dans cet état.
Mais renonce à me frapper davantage, je n'en peux plus des coups que ta main me porte. Tu corriges l'homme en punissant ses fautes. <
Psaume 39/38 versets 9 à 12 en français courant
Un ancien commentaire sur le texte de Matthieu, dit: « Faux problème, celui de savoir à qui a été payé cette rançon « C'est ainsi qu'on élimine la question!
La souffrance humaine existe, elle a été amenée par les humains, et vient généralement d'une source humaine accentuée par l'œuvre du démon qui pousse l'humain à mal faire.
Si cette souffrance n'est pas une épreuve que Dieu constate et accepte de ne pas supprimer en donnant la grâce nécessaire pour que nous en profitions pour expier nos péchés càd nous convertir et nous rapprocher de Dieu, alors elle est nocive complètement. Il faut la supprimer radicalement par l'euthanasie ou le suicide.
Si toute souffrance est bien un moyen que Dieu n'inflige pas (sauf les souffrances spirituelles qui sont très lourdes) mais dont Il se sert pour ramener l'humain, les humains à Lui, et pouvoir leur offrir la joie sans fin, alors nous avons tous à souffrir et d'une façon incroyablement pénible. Car cette souffrance, nous le constatons bien, est le seul moyen que nous avons pour nous rappeler Dieu, pour nous purifier de nos péchés et devenir assez saints pour aller vivre avec Dieu.
Aussi Jésus a pris sur Lui la plus grosse part de cette souffrance. C'est Lui qui échange avec nous notre souffrance par la sienne vécue sur la croix, à notre place, pour nous offrir sa grâce, son soutien, pour que nous puissions nous convertir dans le peu de souffrance qu'Il nous laisse. Il rachète la souffrance qui devrait être celle infligée à notre nature pécheresse pour pouvoir entrer au paradis.
A qui est payée cette rançon? A la nature humaine faussée par le péché!
> Délivre-moi de tous ceux qui me trahissent; ne laisse pas les sots rire de moi.
Je reste donc muet, je ne proteste plus, puisque c'est Toi qui m'as mis dans cet état.
Mais renonce à me frapper davantage, je n'en peux plus des coups que ta main me porte. Tu corriges l'homme en punissant ses fautes. <
Psaume 39/38 versets 9 à 12 en français courant
Un ancien commentaire sur le texte de Matthieu, dit: « Faux problème, celui de savoir à qui a été payé cette rançon « C'est ainsi qu'on élimine la question!
La souffrance humaine existe, elle a été amenée par les humains, et vient généralement d'une source humaine accentuée par l'œuvre du démon qui pousse l'humain à mal faire.
Si cette souffrance n'est pas une épreuve que Dieu constate et accepte de ne pas supprimer en donnant la grâce nécessaire pour que nous en profitions pour expier nos péchés càd nous convertir et nous rapprocher de Dieu, alors elle est nocive complètement. Il faut la supprimer radicalement par l'euthanasie ou le suicide.
Si toute souffrance est bien un moyen que Dieu n'inflige pas (sauf les souffrances spirituelles qui sont très lourdes) mais dont Il se sert pour ramener l'humain, les humains à Lui, et pouvoir leur offrir la joie sans fin, alors nous avons tous à souffrir et d'une façon incroyablement pénible. Car cette souffrance, nous le constatons bien, est le seul moyen que nous avons pour nous rappeler Dieu, pour nous purifier de nos péchés et devenir assez saints pour aller vivre avec Dieu.
Aussi Jésus a pris sur Lui la plus grosse part de cette souffrance. C'est Lui qui échange avec nous notre souffrance par la sienne vécue sur la croix, à notre place, pour nous offrir sa grâce, son soutien, pour que nous puissions nous convertir dans le peu de souffrance qu'Il nous laisse. Il rachète la souffrance qui devrait être celle infligée à notre nature pécheresse pour pouvoir entrer au paradis.
A qui est payée cette rançon? A la nature humaine faussée par le péché!
jeudi 16 février 2012
Vivre avec Dieu au jour le jour
Vivre avec Dieu, c'est d'abord vivre avec le Fils incarné, Jésus-Christ. Donc c'est vivre d'abord avec un homme, qui a des réactions masculines et sa personnalité bien différente de la mienne. Un homme qui est Dieu et dont l'amour vient lire en moi comme dans un livre ouvert parce que je ne garde farouchement pour moi aucune de mes pensées, comme tout humain peut le faire. Mes cris de joie, mes chants de fête, mes coups de gueule, mes critiques violentes, mes désirs, mes volontés, mes idées, mes reproches, mes rigolades… Amour plein, non fusionnel.
Je n'ai pas besoin d'admirer une fleur pour penser à Lui comme le recommandent les bons auteurs! Mais je Lui demande, par exemple, de me rappeler telle chose à faire parce que je ne peux pas momentanément la marquer quelque part. Comme Il sait que ma mémoire qui n'a jamais été bonne, n'a pas été améliorée avec l'âge, Il me le remet en mémoire au moment voulu. D'autant que souvent c'est une action à faire pour Lui.
L'autre jour, je cible une poste comme but de promenade en passant par le jardin public. Cela fait des années que je ne suis pas venue dans ce quartier qui a changé de visage. Au bout de la rue, une petite voiture jaune qui va se garer… Je Le remercie, car je sais que c'est Lui qui me manifeste ainsi sa tendresse d'homme bien aidée par sa nature divine. Des attentions de Jésus, un livre, un gros livre n'y suffirait pas, nous ne nous quittons pas, par la Prière de Jésus chère aux ermites du désert. Je l'ai dit déjà, Jésus prend soin de moi comme Il a pris soin de Marie quand elle était devenue âgée.
Quand ma dernière chienne est partie, je Lui ai demandé de m'aider à faire disparaître toute trace des chiens qui m'avaient accompagnée ici ces 15 dernières années. Pour cela j'avais impérativement besoin de mes deux bras pour décrocher du plafond de la resserre, les sièges de voiture retirés pour laisser place à une vaste cage. Pour 5/6 chiens de petite taille. Mon bras droit, abimé en 2005 ne peut pas monter plus haut que l'équerre et depuis 2008 ma chute sur cette épaule avec en prime l'agression de ma voisine, ne me sert presque pas, surtout pas pour dire bonjour puisque il reste collé au corps. Aucun problème, j'ai décroché et posé par terre les sièges avec mes deux bras. «Il est fragile« m'a-t-Il dit. Pas fait pour porter des charges lourdes, mais il est aussi performant que le bras gauche, bien content de ne plus tout faire!
J'ai arthrose, arthrite et tendinite à répétition et je les supporte, mais si j'ai un problème, je sais qu'Il est là, comme Il a été là pendant les 4 ans du harcèlement de ma voisine.
Il y a un échange permanent entre Lui et moi, et moi et Lui. Un compagnon amoureux très présent avec qui je peux échanger des paroles. Il m'indique quel travail Il me demande de faire, comme cet article sur le blog, et m'aide à le faire (je tape ce soir presque sans erreurs!) Un respect plein d'adoration de ma part et une relation toujours voulue, pas parfaite bien sûr, mais solide, avec un désir constant de m'efforcer de Lui plaire. Quelques brouilles passagères comme pour tous les couples car nous n'avons pas le même tempérament, qu'Il me pardonne. Homme-Dieu, Il me conseille, me dirige, Il m'aime!
Je n'ai pas besoin d'admirer une fleur pour penser à Lui comme le recommandent les bons auteurs! Mais je Lui demande, par exemple, de me rappeler telle chose à faire parce que je ne peux pas momentanément la marquer quelque part. Comme Il sait que ma mémoire qui n'a jamais été bonne, n'a pas été améliorée avec l'âge, Il me le remet en mémoire au moment voulu. D'autant que souvent c'est une action à faire pour Lui.
L'autre jour, je cible une poste comme but de promenade en passant par le jardin public. Cela fait des années que je ne suis pas venue dans ce quartier qui a changé de visage. Au bout de la rue, une petite voiture jaune qui va se garer… Je Le remercie, car je sais que c'est Lui qui me manifeste ainsi sa tendresse d'homme bien aidée par sa nature divine. Des attentions de Jésus, un livre, un gros livre n'y suffirait pas, nous ne nous quittons pas, par la Prière de Jésus chère aux ermites du désert. Je l'ai dit déjà, Jésus prend soin de moi comme Il a pris soin de Marie quand elle était devenue âgée.
Quand ma dernière chienne est partie, je Lui ai demandé de m'aider à faire disparaître toute trace des chiens qui m'avaient accompagnée ici ces 15 dernières années. Pour cela j'avais impérativement besoin de mes deux bras pour décrocher du plafond de la resserre, les sièges de voiture retirés pour laisser place à une vaste cage. Pour 5/6 chiens de petite taille. Mon bras droit, abimé en 2005 ne peut pas monter plus haut que l'équerre et depuis 2008 ma chute sur cette épaule avec en prime l'agression de ma voisine, ne me sert presque pas, surtout pas pour dire bonjour puisque il reste collé au corps. Aucun problème, j'ai décroché et posé par terre les sièges avec mes deux bras. «Il est fragile« m'a-t-Il dit. Pas fait pour porter des charges lourdes, mais il est aussi performant que le bras gauche, bien content de ne plus tout faire!
J'ai arthrose, arthrite et tendinite à répétition et je les supporte, mais si j'ai un problème, je sais qu'Il est là, comme Il a été là pendant les 4 ans du harcèlement de ma voisine.
Il y a un échange permanent entre Lui et moi, et moi et Lui. Un compagnon amoureux très présent avec qui je peux échanger des paroles. Il m'indique quel travail Il me demande de faire, comme cet article sur le blog, et m'aide à le faire (je tape ce soir presque sans erreurs!) Un respect plein d'adoration de ma part et une relation toujours voulue, pas parfaite bien sûr, mais solide, avec un désir constant de m'efforcer de Lui plaire. Quelques brouilles passagères comme pour tous les couples car nous n'avons pas le même tempérament, qu'Il me pardonne. Homme-Dieu, Il me conseille, me dirige, Il m'aime!
lundi 6 février 2012
Le pourquoi de la souffrance, même explication, deux formulations différentes
Comme Romano Guardini (théologien allemand réputé) et moi nous avons le même Dieu, si nous avons des formulations différentes, les idées viennent de la même source!
Voici ce que j'ai écrit le 5/2/12 dans un post au groupe des soins palliatifs de FB
Pourquoi le foetus sort de l'utérus et devient un bébé? Parce que la mère lui inflige la souffrance de l'expulsion. A-t-il envie de sortir? Non. Il est bien et ne peut imaginer ce qu'il va trouver: une vie bien meilleure car autonome. On ne peut pas lui expliquer. Les émistes qui ont eu l'expérience de la NDE sont là pour témoigner d'une vie bien meilleure. La souffrance sur terre est là pour y faire réfléchir. Tant que les humains n'auront pas tous compris, la souffrance devra exister.
Et de Romano Guardini ce texte publié dans le Magnificat au 6/2 et que je lis aujourd'hui
Pour le Christ qu'est-ce que guérir?
On a dit de Jésus, qu'il était l'ami des hommes, le philanthrope plein de bonté! Notre temps a une prédilection pour les œuvres sociales et caritatives; il a donc voulu voir en Jésus le grand réformateur social, voyant les misères des hommes et cherchant à les soulager. Mais cette vue est fausse. Jésus est plein de charité assurément. Il compatit aux souffrances humaines. Le cœur Lui en fait mal, au point que les Evangiles qui mentionnent si rarement les émotions de leurs personnages, disent: > Il vit une grande multitude et Il en eut compassion, parce qu'ils étaient comme des brebis sans pasteur < (Mc 6,34) Néanmoins, Jésus n'est pas seulement une nature charitable, un grand cœur, un homme social bien doué, poursuivant et soulageant la souffrance humaine, voyant les abus et cherchant à y porter remède, se révoltant contre les différences de classes et bataillant pour la justice. C'est que pour Lui la souffrance est beaucoup plus profonde, affectant les racines mêmes de l'existence, s'identifiant avec le péché et l'éloignement de Dieu. Il la voit trop, dans l'existence humaine, comme un point d'insertion, au moins possible, une ouverture du coté de Dieu; comme une suite du péché, mais aussi comme un moyen de purification et un chemin du retour; cette idée est exprimée clairement par les paroles de Jésus sur la nécessité de Le suivre en portant sa croix (Mt 16,24)
Voici ce que j'ai écrit le 5/2/12 dans un post au groupe des soins palliatifs de FB
Pourquoi le foetus sort de l'utérus et devient un bébé? Parce que la mère lui inflige la souffrance de l'expulsion. A-t-il envie de sortir? Non. Il est bien et ne peut imaginer ce qu'il va trouver: une vie bien meilleure car autonome. On ne peut pas lui expliquer. Les émistes qui ont eu l'expérience de la NDE sont là pour témoigner d'une vie bien meilleure. La souffrance sur terre est là pour y faire réfléchir. Tant que les humains n'auront pas tous compris, la souffrance devra exister.
Et de Romano Guardini ce texte publié dans le Magnificat au 6/2 et que je lis aujourd'hui
Pour le Christ qu'est-ce que guérir?
On a dit de Jésus, qu'il était l'ami des hommes, le philanthrope plein de bonté! Notre temps a une prédilection pour les œuvres sociales et caritatives; il a donc voulu voir en Jésus le grand réformateur social, voyant les misères des hommes et cherchant à les soulager. Mais cette vue est fausse. Jésus est plein de charité assurément. Il compatit aux souffrances humaines. Le cœur Lui en fait mal, au point que les Evangiles qui mentionnent si rarement les émotions de leurs personnages, disent: > Il vit une grande multitude et Il en eut compassion, parce qu'ils étaient comme des brebis sans pasteur < (Mc 6,34) Néanmoins, Jésus n'est pas seulement une nature charitable, un grand cœur, un homme social bien doué, poursuivant et soulageant la souffrance humaine, voyant les abus et cherchant à y porter remède, se révoltant contre les différences de classes et bataillant pour la justice. C'est que pour Lui la souffrance est beaucoup plus profonde, affectant les racines mêmes de l'existence, s'identifiant avec le péché et l'éloignement de Dieu. Il la voit trop, dans l'existence humaine, comme un point d'insertion, au moins possible, une ouverture du coté de Dieu; comme une suite du péché, mais aussi comme un moyen de purification et un chemin du retour; cette idée est exprimée clairement par les paroles de Jésus sur la nécessité de Le suivre en portant sa croix (Mt 16,24)
dimanche 22 janvier 2012
Comment s'insère la révélation que Dieu m'a donnée dans la doctrine de l'Eglise déjà publiée ?
J'ai découvert avec joie que, maintenant, après avoir tant peiné sur d'autres livres, je peux lire et comprendre une partie non négligeable des textes de Vatican II . Et j'ai pu constater que j'avais déjà en moi le contenu, car Dieu l'y avait mis!
Lumen gentium chapitre 2 n° 16
Ceux qui n'ont pas encore reçu l'Evangile sont ordonnés de diverses manières au Peuple de Dieu. ---Ceux qui cherchent le Dieu inconnu à travers des ombres et des images, Dieu n'est pas loin d'hommes de cette sorte, puisqu'Il donne à tous vie, souffle et toutes choses et que, comme Sauveur, Il veut que tous les hommes soient sauvés. En effet, ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l'Evangile du Christ et son Eglise et cherchent cependant Dieu d'un cœur sincère et s'efforcent, sous l'influence de la grâce, d'accomplir dans leurs actions la volonté de Dieu telle qu'ils la connaissent par ce que leur dicte leur conscience, peuvent obtenir, eux aussi, le salut éternel. Et la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires pour le salut à ceux qui sans faute de leur part ne sont pas encore parvenus à une connaissance explicite de Dieu, mais cherchent, non sans le secours de la grâce, à mener une vie droite.
Gaudium and spes chapitre 1 n° 22
La nécessité et le devoir de lutter contre le mal au milieu de nombreuses tribulations et d'endurer la mort pèsent aussi sur le chrétien; mais associé au mystère pascal, devenant conforme au Christ dans la mort, fortifié par l'espérance, il va au-devant de la résurrection.
Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation ultime de l'homme est réellement une, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon connue de Dieu, la possibilité d'être associés au mystère pascal.
Cette « façon connue de Dieu « se passe dans l'intervalle qui est l'objet de la révélation que Dieu m'a donnée. Intervalle entre la mort terrestre et le Monde de la Résurrection. Intervalle au sens mathématique, ni lieu, ni temps, bien que je sois obligée de passer par des mots de lieu et de temps. YOUCAT, le nouveau catéchisme publié, lui aussi, par le Cardinal Schönborn, appelle cet intervalle « Todeszone « «zone de la mort « en français. Jésus me l'a appelé « l'ombre de la mort « pour éviter un mot de lieu.
De plus, «La vraie liberté est un signe éminent de l'image divine dans l'homme « (Gaudium and spes chapitre 1 n° 17 ) C'est-à-dire que Dieu offre à chaque homme la possibilité d'exercer sa liberté vis-à-vis de Lui, et c'est justement dans cet intervalle. Car Dieu ne peut pas renier la création de cette liberté pour aucun homme. A chaque homme, càd à chaque âme qu'Il a créée, quelle que soit la durée de la vie terrestre de la cosmose qui lui est unie.
Pour pouvoir « être associé au mystère pascal « par la vie qu'il a menée sur terre, Dieu donne à chaque homme de connaître dans la vérité, dans cet intervalle, la Révélation que nous a apportée Jésus, de façon à pouvoir se positionner vis-à-vis d'elle. Par Jésus Lui-même, comme le suggérait Spe salvi au n° 47
La révélation que Dieu m'a donnée a été mise sur le site http://nde-au-dela.fr
Lumen gentium chapitre 2 n° 16
Ceux qui n'ont pas encore reçu l'Evangile sont ordonnés de diverses manières au Peuple de Dieu. ---Ceux qui cherchent le Dieu inconnu à travers des ombres et des images, Dieu n'est pas loin d'hommes de cette sorte, puisqu'Il donne à tous vie, souffle et toutes choses et que, comme Sauveur, Il veut que tous les hommes soient sauvés. En effet, ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l'Evangile du Christ et son Eglise et cherchent cependant Dieu d'un cœur sincère et s'efforcent, sous l'influence de la grâce, d'accomplir dans leurs actions la volonté de Dieu telle qu'ils la connaissent par ce que leur dicte leur conscience, peuvent obtenir, eux aussi, le salut éternel. Et la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires pour le salut à ceux qui sans faute de leur part ne sont pas encore parvenus à une connaissance explicite de Dieu, mais cherchent, non sans le secours de la grâce, à mener une vie droite.
Gaudium and spes chapitre 1 n° 22
La nécessité et le devoir de lutter contre le mal au milieu de nombreuses tribulations et d'endurer la mort pèsent aussi sur le chrétien; mais associé au mystère pascal, devenant conforme au Christ dans la mort, fortifié par l'espérance, il va au-devant de la résurrection.
Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation ultime de l'homme est réellement une, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon connue de Dieu, la possibilité d'être associés au mystère pascal.
Cette « façon connue de Dieu « se passe dans l'intervalle qui est l'objet de la révélation que Dieu m'a donnée. Intervalle entre la mort terrestre et le Monde de la Résurrection. Intervalle au sens mathématique, ni lieu, ni temps, bien que je sois obligée de passer par des mots de lieu et de temps. YOUCAT, le nouveau catéchisme publié, lui aussi, par le Cardinal Schönborn, appelle cet intervalle « Todeszone « «zone de la mort « en français. Jésus me l'a appelé « l'ombre de la mort « pour éviter un mot de lieu.
De plus, «La vraie liberté est un signe éminent de l'image divine dans l'homme « (Gaudium and spes chapitre 1 n° 17 ) C'est-à-dire que Dieu offre à chaque homme la possibilité d'exercer sa liberté vis-à-vis de Lui, et c'est justement dans cet intervalle. Car Dieu ne peut pas renier la création de cette liberté pour aucun homme. A chaque homme, càd à chaque âme qu'Il a créée, quelle que soit la durée de la vie terrestre de la cosmose qui lui est unie.
Pour pouvoir « être associé au mystère pascal « par la vie qu'il a menée sur terre, Dieu donne à chaque homme de connaître dans la vérité, dans cet intervalle, la Révélation que nous a apportée Jésus, de façon à pouvoir se positionner vis-à-vis d'elle. Par Jésus Lui-même, comme le suggérait Spe salvi au n° 47
La révélation que Dieu m'a donnée a été mise sur le site http://nde-au-dela.fr
vendredi 13 janvier 2012
Homélie en forme de conte de Noël
Homélie pour l'Epiphanie du Frère Serge-Thomas Bonino op 8/1/12
Ce que l’histoire ne dit pas, mais que moi, frères et sœurs, je vais vous raconter, c’est que les mages ont failli ne jamais arriver à Bethléem. Car, cette nuit-là, le Malin a fait un cauchemar, affreux : une foule immense, de toute nation, race, peuple et langue (Ap 7, 9), réunie dans une grande paix autour d’un petit enfant. « Mauvais présage ! » se dit-il au réveil. Et aussitôt, qu’il aperçoit la caravane des mages, il comprend que son règne de ténèbres touche à sa fin. Alors, il se déguise en Grand Mage :
« Holà, Messieurs, quelle hâte ! Où courez-vous de ce pas rapide. Y aurait-il donc du nouveau sous le soleil ou les étoiles ?
À coup sûr, Grand Mage, répond Melchior. Nous scrutions les astres pour y trouver la lumière de la Sagesse. Et voici que la Sagesse en personne est venue jusqu’à nous, « Lumière pour éclairer les nations » (Lc 2, 32).
Mon pauvre ami, ricane le Malin. Avoir tant étudié pour en arriver là ! Comme si la lumière pouvait tomber du ciel ! Mais c’est à toi et à toi seul de décider du sens de ta vie. Tu n’es pas un esclave pour qu’un autre, serait-il Dieu, vienne te dicter sa vérité.
Mais non, Grand Mage, reprit Melchior, car cette vérité est celle que j’attendais, celle qui me rend libre (Jn 8, 32), parce que Dieu me connaît mieux que je ne me connais moi-même. Il sait quel est pour moi le chemin de la vie.
Décidément, se dit le Malin, cet homme est un illuminé. Et se tournant vers Balthasar :
Alors, toi aussi, tu t’imagines que l’Absolu s’intéresse à nos petites personnes. Que Dieu a fait sa demeure parmi les hommes dans la chair d’un homme, et que c’est là, et là seulement, qu’on le rencontre désormais. Et les autres, alors, les bouddhistes, les musulmans, les agnostiques... Tu les exclus ? Allons, que diable. Dieu est Dieu : l’Absolu est au ciel. Sur terre, crois-moi, il n’y a que du relatif et toutes les religions se valent. Autant rester chez toi.
Au contraire, Grand Mage, si Dieu a librement choisi de venir vers nous par et dans cet homme, désormais nul ne peut aller vers Lui sans passer par ce Jésus (Jn 14, 6). Et c’est vers ce Jésus que l’Esprit saint, mystérieusement, attire tous les hommes, sans exclusion, qu’ils soient du Nord ou du Midi, de l’Orient ou de l’Occident. Nous en sommes la preuve.
Rien à tirer de ce fanatique, conclut le Malin, et, s’adressant au troisième :
Ne me dis pas, noble Gaspard, que te voilà disposé à « quitter ton pays, ta parenté et la maison de ton père » (Gn 12, 1), à renier ta culture, ta religion.
Mais, Grand Mage, je ne renie rien. Car celui que je vais adorer n’est pas venu pour abolir : il est venu pour accomplir (Mt 5, 17). « Le Christ n’enlève rien, il donne tout » (Benoît XVI). Tout ce qu’il y a de vrai, de juste et de bon dans l’immense diversité des sagesses et des cultures vient de Lui et à Lui doit faire retour. Nous lui portons donc en hommage les richesses des nations. Alors retire-toi, Satan. Nous sommes attendus.
Ainsi les Mages parvinrent à Bethléem. Là, l’enfant leur sourit :
Venez, les bénis de mon Père. Entrez dans l’unique bergerie de l’unique Pasteur. Vous n’êtes plus des brebis perdues. Vous êtes ici chez vous. En moi vous avez trouvé le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14, 6). «
Frère Serge-Thomas Bonino
Références bibliques :
Is 60, 1-6 ; Ps. 71 ; Ep 3, 2-3a.5-6 ; Mt 2, 1-12
Ce que l’histoire ne dit pas, mais que moi, frères et sœurs, je vais vous raconter, c’est que les mages ont failli ne jamais arriver à Bethléem. Car, cette nuit-là, le Malin a fait un cauchemar, affreux : une foule immense, de toute nation, race, peuple et langue (Ap 7, 9), réunie dans une grande paix autour d’un petit enfant. « Mauvais présage ! » se dit-il au réveil. Et aussitôt, qu’il aperçoit la caravane des mages, il comprend que son règne de ténèbres touche à sa fin. Alors, il se déguise en Grand Mage :
« Holà, Messieurs, quelle hâte ! Où courez-vous de ce pas rapide. Y aurait-il donc du nouveau sous le soleil ou les étoiles ?
À coup sûr, Grand Mage, répond Melchior. Nous scrutions les astres pour y trouver la lumière de la Sagesse. Et voici que la Sagesse en personne est venue jusqu’à nous, « Lumière pour éclairer les nations » (Lc 2, 32).
Mon pauvre ami, ricane le Malin. Avoir tant étudié pour en arriver là ! Comme si la lumière pouvait tomber du ciel ! Mais c’est à toi et à toi seul de décider du sens de ta vie. Tu n’es pas un esclave pour qu’un autre, serait-il Dieu, vienne te dicter sa vérité.
Mais non, Grand Mage, reprit Melchior, car cette vérité est celle que j’attendais, celle qui me rend libre (Jn 8, 32), parce que Dieu me connaît mieux que je ne me connais moi-même. Il sait quel est pour moi le chemin de la vie.
Décidément, se dit le Malin, cet homme est un illuminé. Et se tournant vers Balthasar :
Alors, toi aussi, tu t’imagines que l’Absolu s’intéresse à nos petites personnes. Que Dieu a fait sa demeure parmi les hommes dans la chair d’un homme, et que c’est là, et là seulement, qu’on le rencontre désormais. Et les autres, alors, les bouddhistes, les musulmans, les agnostiques... Tu les exclus ? Allons, que diable. Dieu est Dieu : l’Absolu est au ciel. Sur terre, crois-moi, il n’y a que du relatif et toutes les religions se valent. Autant rester chez toi.
Au contraire, Grand Mage, si Dieu a librement choisi de venir vers nous par et dans cet homme, désormais nul ne peut aller vers Lui sans passer par ce Jésus (Jn 14, 6). Et c’est vers ce Jésus que l’Esprit saint, mystérieusement, attire tous les hommes, sans exclusion, qu’ils soient du Nord ou du Midi, de l’Orient ou de l’Occident. Nous en sommes la preuve.
Rien à tirer de ce fanatique, conclut le Malin, et, s’adressant au troisième :
Ne me dis pas, noble Gaspard, que te voilà disposé à « quitter ton pays, ta parenté et la maison de ton père » (Gn 12, 1), à renier ta culture, ta religion.
Mais, Grand Mage, je ne renie rien. Car celui que je vais adorer n’est pas venu pour abolir : il est venu pour accomplir (Mt 5, 17). « Le Christ n’enlève rien, il donne tout » (Benoît XVI). Tout ce qu’il y a de vrai, de juste et de bon dans l’immense diversité des sagesses et des cultures vient de Lui et à Lui doit faire retour. Nous lui portons donc en hommage les richesses des nations. Alors retire-toi, Satan. Nous sommes attendus.
Ainsi les Mages parvinrent à Bethléem. Là, l’enfant leur sourit :
Venez, les bénis de mon Père. Entrez dans l’unique bergerie de l’unique Pasteur. Vous n’êtes plus des brebis perdues. Vous êtes ici chez vous. En moi vous avez trouvé le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14, 6). «
Frère Serge-Thomas Bonino
Références bibliques :
Is 60, 1-6 ; Ps. 71 ; Ep 3, 2-3a.5-6 ; Mt 2, 1-12
mercredi 7 décembre 2011
Aperçu sur l'ombre de la mort
> Ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts…ils ne peuvent plus mourir…ils sont fils de Dieu, héritiers de la Résurrection …les morts doivent ressusciter < (Luc 20,35-37 traduction liturgique)
En faisant sauter les incidentes, il ressort du texte de Luc que tous les humains ressuscitent et parmi eux il y a ceux qui sont fils de Dieu, héritiers de la Résurrection et ne meurent plus. Ceux qui ne sont pas fils de Dieu parce qu'ils ont consciemment refusé de l'être, dans l'ombre de la mort, connaissent ce que l'Apocalypse appelle > la seconde mort < (Ap 20,14-15)
> L'astre d'en haut nous visite pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l'ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix < (Luc 1,78-79 traduction liturgique)
Ces ténèbres qui sont, à nous baptisés, notre condition à notre mort terrestre, sont notre ignorance et les traces de nos péchés. Ignorance, car même le meilleur théologien, le mystique le plus favorisé, n'ont pu accéder à la connaissance de Dieu pleine et entière. L'astre d'en haut, le Messie qu'annonce Zacharie, c'est le Fils de Dieu incarné, Jésus, le premier ressuscité, qui va dissiper une partie de notre ignorance, dans l'ombre de la mort. Notre pleine connaissance de Dieu adviendra plus tard, à notre divinisation dans le Monde de la Résurrection, quand nous Le verrons face à face.
Ces ténèbres sont aussi les traces de nos péchés. St Augustin hésita longuement avant de se faire baptiser, car cela l'obligeait à lâcher son habitude de fréquenter des femmes. Il a eu grand peur de mourir auparavant et d'aller en enfer! Car il pensait que seuls les baptisés morts en état de grâce allaient au paradis. Sa formule qui a encombré l'Eglise pendant des siècles: « hors de l'Eglise point de salut « est issue de ces atermoiements!
Les vices, les défauts des baptisés ne sont pas supprimés par le sacrement de réconciliation. S'ils l'étaient, la terre serait proche du paradis! Il y a donc pour chacun, le plus proche de Dieu soit-il, une purification onéreuse à subir dans l'ombre de la mort. Appelé "purgatoire". Seuls ceux qui ont accédé de leur vivant à un amour parfait pour Dieu n'en ont pas besoin: les martyrs dans le don total qu'ils font.
Et ceux qui, dans l'ombre de la mort, découvrent par Jésus la réalité de Dieu, qui acceptent de Le reconnaître, de se reconnaître infime créature et veulent apprendre à L'aimer, ont la possibilité de choisir Son dessein sur eux et de rejoindre le chemin des baptisés. Ils peuvent aussi, consciemment, refuser d'être fils de Dieu et la seconde mort les attend.
En faisant sauter les incidentes, il ressort du texte de Luc que tous les humains ressuscitent et parmi eux il y a ceux qui sont fils de Dieu, héritiers de la Résurrection et ne meurent plus. Ceux qui ne sont pas fils de Dieu parce qu'ils ont consciemment refusé de l'être, dans l'ombre de la mort, connaissent ce que l'Apocalypse appelle > la seconde mort < (Ap 20,14-15)
> L'astre d'en haut nous visite pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l'ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix < (Luc 1,78-79 traduction liturgique)
Ces ténèbres qui sont, à nous baptisés, notre condition à notre mort terrestre, sont notre ignorance et les traces de nos péchés. Ignorance, car même le meilleur théologien, le mystique le plus favorisé, n'ont pu accéder à la connaissance de Dieu pleine et entière. L'astre d'en haut, le Messie qu'annonce Zacharie, c'est le Fils de Dieu incarné, Jésus, le premier ressuscité, qui va dissiper une partie de notre ignorance, dans l'ombre de la mort. Notre pleine connaissance de Dieu adviendra plus tard, à notre divinisation dans le Monde de la Résurrection, quand nous Le verrons face à face.
Ces ténèbres sont aussi les traces de nos péchés. St Augustin hésita longuement avant de se faire baptiser, car cela l'obligeait à lâcher son habitude de fréquenter des femmes. Il a eu grand peur de mourir auparavant et d'aller en enfer! Car il pensait que seuls les baptisés morts en état de grâce allaient au paradis. Sa formule qui a encombré l'Eglise pendant des siècles: « hors de l'Eglise point de salut « est issue de ces atermoiements!
Les vices, les défauts des baptisés ne sont pas supprimés par le sacrement de réconciliation. S'ils l'étaient, la terre serait proche du paradis! Il y a donc pour chacun, le plus proche de Dieu soit-il, une purification onéreuse à subir dans l'ombre de la mort. Appelé "purgatoire". Seuls ceux qui ont accédé de leur vivant à un amour parfait pour Dieu n'en ont pas besoin: les martyrs dans le don total qu'ils font.
Et ceux qui, dans l'ombre de la mort, découvrent par Jésus la réalité de Dieu, qui acceptent de Le reconnaître, de se reconnaître infime créature et veulent apprendre à L'aimer, ont la possibilité de choisir Son dessein sur eux et de rejoindre le chemin des baptisés. Ils peuvent aussi, consciemment, refuser d'être fils de Dieu et la seconde mort les attend.
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